Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030

Résolution adoptée par l’Assemblée générale le 25 septembre 2015. L’Assemblée générale adopte le document final suivant du sommet des Nations Unies pour l’adoption du programme de développement pour l’après-2015.

Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030

Préambule

Le présent Programme est un plan d’action en faveur des personnes, de la planète et de la prospérité. Il vise également à renforcer la paix universelle dans une conception plus large de la liberté. Nous reconnaissons que l’éradication de la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, y compris l’extrême pauvreté, constitue le plus grand défi auquel le monde est confronté et une condition indispensable au développement durable. 

 Ce plan sera mis en œuvre par tous les pays et toutes les parties prenantes au moyen d’un partenariat de collaboration. Nous sommes résolus à libérer l’humanité de la tyrannie de la pauvreté et des privations, et à guérir et protéger notre planète. Nous sommes déterminés à prendre les mesures audacieuses et transformatrices qui sont nécessaires de toute urgence pour remettre le monde sur la voie de la durabilité et de la résilience. En entamant ensemble ce voyage, nous promettons que personne ne sera laissé pour compte. 

 Les 17 Objectifs de développement durable et les 169 cibles que nous annonçons aujourd’hui démontrent l’ampleur de ce nouveau Programme universel ambitieux. Ils visent à reprendre les Objectifs du Millénaire pour le développement et à réaliser ce que ces derniers n’ont pas réussi à accomplir. Ils visent également à concrétiser les droits humains de toutes les personnes et à parvenir à l’égalité des genres ainsi qu’à l’autonomisation de toutes les femmes et filles. Les Objectifs et les cibles sont de nature intégrée et indivisible, et conjuguent les trois dimensions du développement durable : économique, sociale et environnementale. 

Les objectifs et les cibles stimuleront au cours des 15 prochaines années l’action dans les domaines d’importance critique pour l’humanité et la planète.

Les personnes
Nous sommes déterminés à mettre fin à la pauvreté et à la faim sous toutes leurs formes et dans toutes leurs dimensions, et à veiller à ce que tous les êtres humains puissent réaliser leur potentiel dans la dignité et l’égalité, et dans un environnement sain. 

La planète  
Nous sommes déterminés à protéger la planète contre la dégradation, notamment par une consommation et une production durables, la gestion durable de ses ressources naturelles et des mesures urgentes pour faire face au changement climatique, de manière à ce qu’elle puisse répondre aux besoins des générations présentes et futures. 

La prospérité 
Nous sommes déterminés à veiller à ce que tous les êtres humains puissent jouir d’une vie prospère et épanouissante, et à ce que le progrès économique, social et technologique se réalise en harmonie avec la nature. 

La paix  
Nous sommes déterminés à favoriser des sociétés pacifiques, justes et inclusives, libérées de la peur et de la violence. Il ne peut y avoir de développement durable sans paix, ni de paix sans développement durable. 

Les alliances  
Nous sommes déterminés à mobiliser les moyens nécessaires pour mettre en œuvre ce Programme au moyen d’un Partenariat mondial pour le développement durable revitalisé, fondé sur un esprit de solidarité mondiale renforcée et axé en particulier sur les besoins des plus pauvres et des plus vulnérables, avec la participation de tous les pays, de toutes les parties prenantes et de toutes les personnes. Les liens entre les Objectifs de développement durable et leur caractère intégré sont d’une importance cruciale pour atteindre l’objectif du nouveau Programme. Si nous parvenons à réaliser nos ambitions dans tous les aspects du Programme, les conditions de vie de toutes les personnes s’amélioreront considérablement et notre monde sera transformé en un lieu meilleur.

Déclaration

Introduction

1. Les chefs d’État et de gouvernement et les hauts représentants, réunis au siège des Nations Unies à New York du 25 au 27 septembre 2015, à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de l’Organisation, avons convenu aujourd’hui des nouveaux Objectifs de développement durable à portée mondiale. 

2. Au nom des peuples que nous servons, nous avons adopté une décision historique sur un ensemble complet d’objectifs et de cibles universels, transformateurs, ambitieux et centrés sur les personnes. Nous nous engageons à travailler sans relâche pour parvenir à la pleine mise en œuvre de ce Programme d’ici 2030. Nous reconnaissons que l’éradication de la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, y compris l’extrême pauvreté, constitue le plus grand défi auquel le monde est confronté et une condition indispensable au développement durable. Nous nous engageons à réaliser le développement durable dans ses trois dimensions — économique, sociale et environnementale — de manière équilibrée et intégrée. Nous nous appuierons également sur les acquis des Objectifs du Millénaire pour le développement et nous nous efforcerons de traiter les questions en suspens. 

3. Nous sommes déterminés à mettre fin à la pauvreté et à la faim partout dans le monde d’ici 2030, à combattre les inégalités au sein des pays et entre eux, à bâtir des sociétés pacifiques, justes et inclusives, à protéger les droits humains et à promouvoir l’égalité entre les genres ainsi que l’autonomisation des femmes et des filles, et à garantir une protection durable de la planète et de ses ressources naturelles. Nous sommes également déterminés à créer les conditions nécessaires à une croissance économique durable, inclusive et soutenue, à une prospérité partagée et à un travail décent pour tous, en tenant compte des différents niveaux de développement et de capacité nationaux. 

4. En nous lançant ensemble dans ce grand voyage, nous promettons que personne ne sera laissé pour compte. Nous reconnaissons que la dignité de la personne humaine est fondamentale, c’est pourquoi nous souhaitons voir les Objectifs et les cibles réalisés pour toutes les nations et tous les peuples et pour tous les segments de la société, et nous nous efforcerons d’atteindre en priorité les plus laissés pour compte. 

5. Le présent Programme a une portée et une importance sans précédent. Il est accepté par tous les pays et s’applique à tous, tout en tenant compte des différentes réalités, capacités et niveaux de développement de chacun et en respectant les politiques et priorités nationales. Les présents Objectifs et cibles sont universels et concernent le monde entier, tant les pays développés que les pays en développement ; ils sont intégrés et indivisibles et conjuguent les trois dimensions du développement durable. 

6. Les Objectifs et les cibles sont le résultat de plus de deux années d’un processus intense de consultations publiques et d’interaction avec la société civile et d’autres parties prenantes dans le monde entier, au cours duquel l’avis des plus pauvres et des plus vulnérables a été particulièrement pris en compte. Les consultations ont inclus le travail précieux mené par le Groupe de travail ouvert de l’Assemblée générale sur les Objectifs de développement durable et par les Nations Unies, dont le Secrétaire général a présenté un rapport de synthèse en décembre 2014.

Notre vision de l’avenir

7. Dans ces objectifs et cibles, nous exposons une vision de l’avenir extrêmement ambitieuse et transformatrice. Nous aspirons à un monde sans pauvreté, sans faim, sans maladies ni privations, où toutes les formes de vie peuvent prospérer ; un monde sans peur ni violence ; un monde où l’alphabétisation est universelle, avec un accès équitable et généralisé à une éducation de qualité à tous les niveaux, aux soins de santé et à la protection sociale, et où le bien-être physique, mental et social est garanti ; un monde dans lequel nous réaffirmons nos engagements concernant le droit humain à l’eau potable et à l’assainissement, où l’hygiène est améliorée et où la nourriture est suffisante, sûre, abordable et nutritive ; un monde dont les habitats humains sont sûrs, résilients et durables et où il existe un accès universel à un approvisionnement en énergie abordable, fiable et durable. 

8. Nous aspirons à un monde dans lequel le respect des droits humains et de la dignité des personnes, l’État de droit, la justice, l’égalité et la non-discrimination sont universels ; où les races, l’origine ethnique et la diversité culturelle sont respectées et où il existe une égalité des chances pour que le potentiel humain puisse être pleinement réalisé et pour contribuer à une prospérité partagée ; un monde qui investit dans son enfance et où tous les enfants grandissent à l’abri de la violence et de l’exploitation ; un monde dans lequel toutes les femmes et les filles jouissent de la pleine égalité entre les genres et où tous les obstacles juridiques, sociaux et économiques qui empêchent leur autonomisation ont été éliminés ; un monde juste, équitable, tolérant, ouvert et socialement inclusif dans lequel les besoins des plus vulnérables sont pris en compte. 

9. Nous aspirons à un monde où chaque pays jouit d’une croissance économique soutenue, inclusive et durable et d’un travail décent pour tous ; un monde où les modes de consommation et de production et l’utilisation de toutes les ressources naturelles, de l’air aux terres, des rivières, lacs et aquifères aux océans et aux mers, sont durables ; un monde où la démocratie, la bonne gouvernance et l’État de droit, ainsi qu’un environnement national et international propice, sont les éléments essentiels du développement durable, y compris la croissance économique soutenue et inclusive, le développement social, la protection de l’environnement et l’éradication de la pauvreté et de la faim ; un monde où le développement et l’application des technologies respectent le climat et la biodiversité et sont résilients ; un monde où l’humanité vit en harmonie avec la nature et où la flore et la faune sauvages ainsi que les autres espèces d’êtres vivants sont protégées.

Nos principes et engagements communs

10. Le nouveau Programme s’inspire des buts et principes de la Charte des Nations Unies, y compris le plein respect du droit international. Il est fondé sur la Déclaration universelle des droits de l’homme 1, les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, la Déclaration du Millénaire 2 et le Document final du Sommet mondial de 2005 (3). Il s’appuie également sur d’autres instruments, tels que la Déclaration sur le droit au développement 4.

11. Nous réaffirmons les résultats de toutes les grandes conférences et sommets des Nations Unies, qui ont établi une base solide pour le développement durable et ont contribué à façonner le nouveau Programme, en particulier la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement 5, le Sommet mondial pour le développement durable, le Sommet mondial pour le développement social, le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement 6, le Programme d’action de Beijing 7 et la Conférence des Nations Unies sur le développement durable. Nous réaffirmons également les activités de suivi de ces conférences, y compris les résultats de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés, la troisième Conférence internationale sur les petits États insulaires en développement, la deuxième Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral et la troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe. 

12. Nous réaffirmons tous les principes de la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement, y compris, entre autres, celui des responsabilités communes mais différenciées, énoncé au principe 7 de ladite Déclaration. 

13. Les défis et les engagements mentionnés lors de ces grandes conférences et sommets sont liés entre eux et nécessitent des solutions intégrées. Pour les aborder efficacement, il est nécessaire d’adopter une nouvelle approche. Le développement durable repose sur le principe selon lequel l’éradication de la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, la lutte contre les inégalités au sein des pays et entre eux, la préservation de la planète, la création d’une croissance économique soutenue, inclusive et durable, ainsi que la promotion de l’inclusion sociale sont interdépendants et liés entre eux.

Notre monde actuel

14. Nous nous sommes réunis à un moment où le développement durable fait face à d’immenses défis. Des milliards de nos citoyens continuent de vivre dans la pauvreté et sont privés d’une vie digne. Les inégalités augmentent, tant à l’intérieur des pays qu’entre eux. Il existe d’énormes disparités en matière d’opportunités, de richesse et de pouvoir. L’inégalité entre les genres reste un défi fondamental. Le chômage, en particulier chez les jeunes, est extrêmement préoccupant. Les risques mondiaux pour la santé, l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des catastrophes naturelles, l’escalade des conflits, l’extrémisme violent, le terrorisme et les crises humanitaires ainsi que les déplacements forcés de population qui en découlent menacent d’annuler bon nombre des progrès en matière de développement réalisés au cours des dernières décennies. L’épuisement des ressources naturelles et les effets négatifs de la dégradation de l’environnement, notamment la désertification, la sécheresse, la dégradation des terres, la pénurie d’eau douce et la perte de biodiversité, augmentent et exacerbent les difficultés auxquelles l’humanité est confrontée. Le changement climatique est l’un des plus grands défis de notre époque et ses effets néfastes compromettent la capacité de tous les pays à atteindre le développement durable. La hausse de la température mondiale, l’élévation du niveau de la mer, l’acidification des océans et d’autres effets du changement climatique affectent gravement les zones côtières et les pays côtiers de basse altitude, y compris de nombreux pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement. La survie de nombreuses sociétés et des systèmes de soutien biologique de la planète est en danger.

15. Néanmoins, c’est aussi un moment qui offre d’immenses opportunités. Des progrès significatifs ont été réalisés pour faire face à de nombreux problèmes de développement. Au cours de la dernière génération, des centaines de millions de personnes sont sorties de l’extrême pauvreté. L’accès à l’éducation des enfants a considérablement augmenté. L’expansion des technologies de l’information et de la communication et l’interconnexion mondiale offrent de grandes possibilités pour accélérer le progrès humain, combler la fracture numérique et développer les sociétés du savoir, tout comme l’innovation scientifique et technologique dans des domaines aussi divers que la médecine et l’énergie. 

16. Il y a près de 15 ans, les Objectifs du Millénaire pour le développement ont été convenus, fournissant un cadre important pour le développement, et des progrès considérables ont été réalisés dans divers domaines. Cependant, les avancées ont été inégales, en particulier en Afrique, dans les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement, et certains des Objectifs du Millénaire pour le développement sont loin d’être atteints, notamment ceux liés à la santé maternelle, néonatale et infantile ainsi qu’à la santé reproductive. Nous nous engageons à nouveau à réaliser pleinement tous les Objectifs du Millénaire pour le développement, y compris ceux qui sont loin d’être atteints, notamment en fournissant une assistance spécifique et plus large aux pays les moins avancés et aux autres pays en situation particulière, conformément aux programmes de soutien correspondants. Le nouveau Programme s’appuie sur les Objectifs du Millénaire pour le développement et aspire à achever ce que ces derniers n’ont pas réussi à accomplir, en particulier en atteignant les plus vulnérables. 

17. Toutefois, le cadre que nous annonçons aujourd’hui a une portée qui va bien au-delà des Objectifs du Millénaire pour le développement. Certaines priorités de développement sont maintenues, telles que l’éradication de la pauvreté, la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire et la nutrition, mais une large gamme d’objectifs économiques, sociaux et environnementaux est également établie. Des sociétés plus pacifiques et inclusives sont également promises et, ce qui est plus important, les moyens de mise en œuvre sont définis. Reflétant l’approche intégrée dont nous avons convenu, les nouveaux Objectifs et cibles sont profondément interreliés et liés par de nombreux éléments transversaux.

Le nouveau Programme

18. Aujourd’hui, nous annonçons 17 Objectifs de développement durable et 169 cibles connexes de nature intégrée et indivisible. Jamais auparavant les dirigeants du monde ne s’étaient engagés dans une action et un effort communs en faveur d’un programme politique aussi vaste et universel. Nous entamons ensemble le chemin vers le développement durable, en entreprenant collectivement la tâche de parvenir au développement mondial et à une coopération gagnant-gagnant, qui peut apporter d’énormes avantages à tous les pays et dans toutes les parties du monde. Nous réaffirmons que chaque État a la pleine souveraineté permanente sur l’ensemble de sa richesse, de ses ressources naturelles et de son activité économique, et qu’il l’exercera librement. Nous mettrons en œuvre le Programme dans l’intérêt de tous, pour les générations actuelles et futures. En même temps, nous réaffirmons notre adhésion au droit international et soulignons que le Programme sera mis en œuvre de manière compatible avec les droits et obligations des États en vertu du droit international. 

19. Nous réaffirmons l’importance de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ainsi que d’autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et au droit international. Nous soulignons que, conformément à la Charte des Nations Unies, tous les États ont la responsabilité de respecter, protéger et promouvoir les droits de l’homme et les libertés fondamentales de toutes les personnes, sans distinction aucune de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre origine, nationale ou sociale, de fortune, de naissance, de handicap ou de toute autre situation. 

20. La réalisation de l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes et des filles contribueront de manière décisive aux progrès concernant tous les Objectifs et cibles. Il n’est pas possible de réaliser tout le potentiel humain et d’atteindre le développement durable si l’on continue de refuser à la moitié de l’humanité la pleine jouissance de ses droits humains et de ses opportunités. Les femmes et les filles doivent avoir un accès égal à une éducation de qualité, aux ressources économiques et à la participation politique, ainsi que les mêmes opportunités que les hommes et les garçons en matière d’emploi, de leadership et de prise de décision à tous les niveaux. Nous travaillerons à obtenir une augmentation significative des investissements destinés à réduire les disparités entre les genres et à renforcer le soutien aux institutions en ce qui concerne l’égalité et l’autonomisation des femmes aux niveaux mondial, régional et national. Toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes et des filles seront éliminées, y compris par la participation des hommes et des garçons. L’intégration systématique d’une perspective de genre dans la mise en œuvre de l’Agenda est cruciale. 

21. Les nouveaux objectifs et cibles entreront en vigueur le 1er janvier 2016 et guideront les décisions que nous prendrons au cours des 15 prochaines années. Nous travaillerons tous à la mise en œuvre du Programme au sein de nos propres pays ainsi qu’aux niveaux régional et mondial, en tenant compte des différentes réalités, capacités et niveaux de développement de chaque pays et en respectant leurs politiques et priorités nationales. Nous respecterons également la marge de manœuvre politique nationale pour une croissance économique soutenue, inclusive et durable, en particulier dans les pays en développement, mais toujours de manière compatible avec les normes et engagements internationaux pertinents. Nous reconnaissons en outre l’importance des dimensions régionales et sous-régionales, de l’intégration économique régionale et de l’interconnectivité pour le développement durable. Les cadres régionaux et sous-régionaux peuvent faciliter la traduction effective des politiques de développement durable en mesures concrètes au niveau national. 

22. Chaque pays est confronté à des défis spécifiques dans sa quête du développement durable, mais une attention particulière doit être accordée aux pays les plus vulnérables et, en particulier, aux pays africains, aux pays les moins avancés, aux pays en développement sans littoral et aux petits États insulaires en développement, ainsi qu’aux pays en situation de conflit ou sortant d’un conflit. De nombreux pays à revenu intermédiaire traversent également de graves difficultés.

23. Il est nécessaire d’autonomiser les personnes vulnérables. C’est pourquoi ce Programme reflète les besoins de tous les enfants, des jeunes, des personnes handicapées (dont plus de 80 % vivent dans la pauvreté), des personnes vivant avec le VIH/sida, des personnes âgées, des peuples autochtones, des réfugiés, des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et des migrants, entre autres. Nous sommes déterminés à prendre des mesures plus efficaces, conformément au droit international, pour éliminer les obstacles et les restrictions, renforcer le soutien aux personnes vivant dans des zones touchées par des urgences humanitaires complexes et par le terrorisme, et répondre à leurs besoins spécifiques. 

24. Nous nous engageons à mettre fin à la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, ce qui inclut l’éradication de l’extrême pauvreté d’ici 2030. Chacun doit pouvoir jouir d’un niveau de vie de base, notamment grâce à des systèmes de protection sociale. Nous sommes également déterminés à mettre fin à la faim et à assurer la sécurité alimentaire en priorité, ainsi qu’à éliminer toutes les formes de malnutrition. À cet égard, nous réaffirmons le rôle important du Comité de la sécurité alimentaire mondiale et son caractère inclusif, et nous saluons la Déclaration de Rome sur la nutrition et le Cadre d’action 8. Nous consacrerons des ressources au développement des zones rurales, à l’agriculture et à la pêche durables, et au soutien des petits exploitants agricoles, en particulier les agricultrices, ainsi que des éleveurs et des pêcheurs dans les pays en développement, notamment les pays les moins avancés. 

25. Nous nous engageons à assurer une éducation de qualité, inclusive et équitable à tous les niveaux : enseignement préscolaire, primaire, secondaire et tertiaire, ainsi que formation technique et professionnelle. Toutes les personnes, quels que soient leur sexe, leur race ou leur origine ethnique, y compris les personnes en situation de handicap, les migrants, les peuples autochtones, les enfants et les jeunes, en particulier ceux qui se trouvent dans des situations de vulnérabilité, doivent avoir accès à des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie qui les aident à acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour tirer parti des opportunités qui se présentent à eux et participer pleinement à la société. Nous nous efforcerons d’offrir aux enfants et aux jeunes un environnement propice à la pleine réalisation de leurs droits et de leurs capacités, en aidant nos pays à tirer parti du dividende démographique, notamment par la sécurité dans les écoles et la cohésion des communautés et des familles. 

26. Pour promouvoir la santé et le bien-être physiques et mentaux et prolonger l’espérance de vie de toutes les personnes, nous devons parvenir à une couverture sanitaire universelle et à un accès à des soins médicaux de qualité, sans exclure personne. Nous nous engageons à accélérer les progrès réalisés à ce jour dans la réduction de la mortalité néonatale, infantile et maternelle, en mettant fin à tous les décès évitables d’ici 2030. Nous nous engageons également à garantir l’accès universel aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris ceux relatifs à la planification familiale, à l’information et à l’éducation. De même, nous accélérerons le rythme des progrès dans la lutte contre le paludisme, le VIH/sida, la tuberculose, l’hépatite, l’Ebola et d’autres maladies transmissibles et épidémies, notamment en s’attaquant à la résistance croissante aux antibiotiques et au problème des maladies négligées qui affectent les pays en développement. Nous sommes déterminés à prévenir et à traiter les maladies non transmissibles, y compris les troubles comportementaux, développementaux et neurologiques, qui constituent un obstacle majeur au développement durable. 

27. Nous chercherons à établir des bases économiques solides dans tous nos pays. Une croissance économique soutenue, inclusive et durable est essentielle à la prospérité, ce qui ne sera possible que si la richesse est partagée et si les inégalités de revenus sont combattues. Nous œuvrerons à bâtir des économies dynamiques, durables, innovantes et centrées sur les personnes, en promouvant en particulier l’emploi des jeunes et l’autonomisation économique des femmes, ainsi qu’un travail décent pour tous. Nous éradiquerons le travail forcé et la traite des êtres humains et mettrons fin au travail des enfants sous toutes ses formes. Tous les pays seront gagnants s’ils disposent d’une main-d’œuvre en bonne santé, bien formée et dotée des connaissances et des compétences nécessaires pour effectuer un travail productif et gratifiant et participer pleinement à la société. Nous renforcerons la capacité productive des pays les moins avancés dans tous les secteurs, y compris par la transformation structurelle. Nous adopterons des politiques qui augmentent la capacité de production, la productivité et l’emploi productif, l’inclusion financière, le développement durable de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, le développement industriel durable, l’accès universel à des services énergétiques abordables, fiables, durables et modernes, les systèmes de transport durables et des infrastructures de qualité et résilientes. 

28. Nous nous engageons à opérer des changements fondamentaux dans la manière dont nos sociétés produisent et consomment des biens et des services. Les gouvernements, les organisations internationales, le secteur privé et les autres acteurs non étatiques ainsi que les particuliers doivent contribuer à modifier les modes de consommation et de production non durables, notamment en mobilisant toutes les sources d’assistance financière et technique pour renforcer les capacités scientifiques, technologiques et d’innovation des pays en développement afin d’avancer vers des modes de consommation et de production plus durables. C’est pourquoi nous encourageons la mise en œuvre du Cadre décennal de programmes concernant les modes de consommation et de production durables. Tous les pays, en commençant par les pays développés, doivent prendre des mesures en tenant compte du développement et des capacités des pays en développement. 

29. Nous reconnaissons la contribution positive des migrants à une croissance inclusive et au développement durable. Nous reconnaissons également que la migration internationale est une réalité multidimensionnelle d’une grande pertinence pour le développement des pays d’origine, de transit et de destination, qui exige des réponses cohérentes et globales. Nous coopérerons au niveau international pour garantir la sécurité, l’ordre et la régularité des migrations, dans le plein respect des droits humains et en assurant un traitement humanitaire aux migrants, quel que soit leur statut migratoire, ainsi qu’aux réfugiés et aux personnes déplacées. Cette coopération devra également renforcer la résilience des communautés qui accueillent des réfugiés, en particulier dans les pays en développement. Nous soulignons que les migrants ont le droit de retourner dans leur pays de nationalité et nous rappelons que les États doivent veiller à ce que les ressortissants qui retournent dans leur pays soient accueillis de manière appropriée. 

30. Les États sont instamment priés de s’abstenir de promulguer et d’appliquer unilatéralement des mesures économiques, financières ou commerciales qui ne sont pas compatibles avec le droit international et la Charte des Nations Unies et qui entravent la pleine réalisation du développement économique et social, en particulier dans les pays en développement.

31. Nous reconnaissons que la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques 9 est le principal forum intergouvernemental international pour négocier la réponse mondiale au changement climatique. Nous sommes déterminés à faire face résolument à la menace que posent le changement climatique et la dégradation de l’environnement. Le caractère mondial du changement climatique exige la plus grande coopération internationale pour accélérer la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre et pour aborder l’adaptation aux effets néfastes du changement climatique. C’est pourquoi nous observons avec une vive préoccupation l’écart important qui existe entre l’effet global des promesses d’atténuation des émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre pour 2020 faites par les parties et la trajectoire que devraient suivre les émissions globales pour qu’il y ait de bonnes chances que l’augmentation de la température mondiale moyenne ne dépasse pas 2 degrés Celsius, ou 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels. 

32. En vue de la 21e session de la Conférence des Parties, qui se tiendra à Paris, nous soulignons que tous les États s’engagent à s’efforcer de parvenir à un accord sur le climat qui soit ambitieux et universel. Nous réaffirmons que le protocole ou tout autre instrument juridique ou conclusion convenue ayant force de loi dans le cadre de la Convention et applicable à toutes les parties qui sera adopté devra aborder de manière équilibrée des questions telles que l’atténuation, l’adaptation, le financement, le développement et le transfert de technologies, le renforcement des capacités et la transparence des mesures et du soutien apporté. 

33. Nous reconnaissons que le développement social et économique dépend de la gestion durable des ressources naturelles de notre planète. C’est pourquoi nous sommes déterminés à préserver et à utiliser durablement les océans et les mers, les ressources en eau douce, les forêts, les montagnes et les zones arides, et à protéger la diversité biologique, les écosystèmes ainsi que la faune et la flore sauvages. Nous sommes également déterminés à promouvoir le tourisme durable, à faire face à la pénurie d’eau et à sa pollution, à renforcer la coopération en matière de désertification, de tempêtes de sable, de dégradation des terres et de sécheresse, et à promouvoir la résilience et la réduction des risques de catastrophe. À cet égard, nous attendons avec intérêt la 13e réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, qui se tiendra au Mexique. 

34. Nous reconnaissons que la gestion et le développement durables du milieu urbain sont fondamentaux pour la qualité de vie de nos populations. Nous travaillerons avec les autorités et les communautés locales pour rénover et planifier nos villes et établissements humains afin de favoriser la cohésion communautaire et la sécurité des personnes, et de stimuler l’innovation et l’emploi. Nous réduirons les effets négatifs des activités urbaines et des substances chimiques dangereuses pour la santé et l’environnement, notamment par une gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques et leur utilisation sans risque, la réduction et le recyclage des déchets, ainsi qu’une utilisation plus efficace de l’eau et de l’énergie, et nous travaillerons à minimiser l’impact des villes sur le système climatique mondial. De même, nous prendrons en compte les tendances et prévisions démographiques dans nos stratégies et politiques nationales de développement rural et urbain. Nous attendons avec intérêt la prochaine tenue à Quito de la Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable.

35. Le développement durable ne peut devenir une réalité sans paix et sécurité, et la paix et la sécurité sont menacées sans développement durable. Le nouveau Programme reconnaît la nécessité de bâtir des sociétés pacifiques, justes et inclusives qui assurent un accès égal à la justice et reposent sur le respect des droits humains (y compris le droit au développement), sur un État de droit effectif et une bonne gouvernance à tous les niveaux, ainsi que sur des institutions transparentes, efficaces et responsables. Le Programme aborde les facteurs qui engendrent la violence, l’insécurité et l’injustice, tels que les inégalités, la corruption, la mauvaise gouvernance et les flux illicites de ressources financières et d’armes. Nous devons redoubler d’efforts pour résoudre ou prévenir les conflits et soutenir les pays sortant d’un conflit, notamment en veillant à ce que les femmes jouent leur rôle dans la consolidation de la paix et la construction de l’État. Nous appelons à de nouvelles actions et mesures efficaces, conformément au droit international, pour éliminer les obstacles qui empêchent la pleine réalisation du droit à l’autodétermination des peuples vivant sous occupation coloniale et étrangère et qui continuent d’affecter négativement leur développement économique et social ainsi que leur environnement. 

36. Nous nous engageons à favoriser la compréhension entre les différentes cultures, la tolérance, le respect mutuel et les valeurs éthiques de la citoyenneté mondiale et de la responsabilité partagée. Nous reconnaissons la diversité naturelle et culturelle du monde, ainsi que le fait que toutes les cultures et civilisations peuvent contribuer au développement durable et jouent un rôle crucial dans sa facilitation. 

37. Le sport est un autre facilitateur important du développement durable. Nous reconnaissons que le sport contribue de plus en plus à la réalisation du développement et de la paix en promouvant la tolérance et le respect, et qu’il soutient également l’autonomisation des femmes et des jeunes, des personnes et des communautés, ainsi que les objectifs en matière de santé, d’éducation et d’inclusion sociale. 

38. Nous réaffirmons que, conformément à la Charte des Nations Unies, il est nécessaire de respecter l’intégrité territoriale et l’indépendance politique des États.

Moyens de mise en œuvre

39. La mise en œuvre de ce nouveau programme vaste et ambitieux nécessite un Partenariat mondial revitalisé, auquel nous sommes pleinement attachés. Ce Partenariat œuvrera dans un esprit de solidarité mondiale, en particulier avec les plus pauvres et les personnes en situation de vulnérabilité. En outre, il facilitera une participation mondiale intense pour soutenir la réalisation de tous les Objectifs et cibles, en rassemblant les gouvernements, le secteur privé, la société civile, le système des Nations Unies et d’autres instances, et en mobilisant toutes les ressources disponibles. 

40. Les cibles relatives aux moyens de mise en œuvre qui figurent dans l’Objectif 17 et dans chacun des autres Objectifs de développement durable sont essentielles pour mettre en pratique notre Programme et revêtent la même importance que les autres Objectifs et cibles. Le Programme, y compris les Objectifs de développement durable, peut être réalisé dans le cadre d’un Partenariat mondial pour le développement durable revitalisé, avec le soutien des politiques et mesures concrètes indiquées dans le document final de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement, qui s’est tenue à Addis-Abeba du 13 au 16 juillet 2015. Nous saluons l’adoption par l’Assemblée générale du Programme d’action d’Addis-Abeba 10, qui fait partie intégrante du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Nous reconnaissons que la pleine application du Programme d’action d’Addis-Abeba est fondamentale pour atteindre les Objectifs de développement durable et leurs cibles. 

41. Nous reconnaissons que chaque pays est le premier responsable de son propre développement économique et social. Le nouveau Programme indique les moyens nécessaires pour mettre en œuvre les Objectifs et les cibles. Nous reconnaissons également que ces moyens incluront la mobilisation de ressources financières, ainsi que le renforcement des capacités et le transfert aux pays en développement de technologies écologiquement rationnelles à des conditions favorables, y compris à des conditions concessionnelles et préférentielles établies d’un commun accord. Le financement public, tant au niveau national qu’international, sera essentiel pour fournir des services essentiels et des biens publics et pour catalyser d’autres sources de financement. Nous reconnaissons le rôle que joueront dans la mise en œuvre du nouveau Programme les divers acteurs du secteur privé, des microentreprises et coopératives aux multinationales, ainsi que le rôle des organisations de la société civile et des organisations philanthropiques. 

42. Nous soutenons la mise en œuvre des stratégies et programmes d’action pertinents, tels que la Déclaration et le Programme d’action d’Istanbul 11, les Modalités d’action accélérées pour les petits États insulaires en développement 12 et le Programme d’action de Vienne en faveur des pays en développement sans littoral pour la décennie 2014-2024 13, et nous réaffirmons l’importance de soutenir l’Agenda 2063 de l’Union africaine et le programme du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique 14, qui font tous partie intégrante du nouveau Programme. Nous reconnaissons les obstacles considérables qui entravent la réalisation d’une paix durable et du développement durable dans les pays en situation de conflit ou sortant d’un conflit. 

43. Nous soulignons que le financement public international est un complément fondamental aux efforts déployés par les pays pour mobiliser des ressources publiques au niveau national, en particulier dans les pays les plus pauvres et les plus vulnérables, disposant de ressources internes limitées. Un rôle important du financement public international, y compris l’aide publique au développement, est de catalyser la mobilisation de ressources supplémentaires provenant d’autres sources, tant publiques que privées. Les fournisseurs d’aide publique au développement réaffirment leurs engagements respectifs, y compris l’engagement de nombreux pays développés d’atteindre l’objectif de consacrer 0,7 % de leur revenu national brut à l’aide publique au développement des pays en développement et entre 0,15 % et 0,2 % de leur revenu national brut à l’aide publique au développement des pays les moins avancés.

44. Nous reconnaissons l’importance pour les institutions financières internationales de soutenir, conformément à leurs mandats, la marge de manœuvre politique de chaque pays, en particulier dans les pays en développement. Nous nous engageons à nouveau à élargir et à renforcer l’intervention et la participation des pays en développement – y compris les pays africains, les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral, les petits États insulaires en développement et les pays à revenu intermédiaire – dans les processus internationaux de prise de décision et d’élaboration de normes économiques, ainsi que dans la gouvernance économique mondiale.

45. Nous reconnaissons également que les parlements nationaux joueront un rôle fondamental dans la réalisation effective de nos engagements, en promulguant des lois, en adoptant des budgets et en garantissant la reddition de comptes. Les gouvernements et les institutions publiques collaboreront également étroitement à la mise en œuvre avec les autorités régionales et locales, les institutions sous-régionales, les institutions internationales, la communauté universitaire, les organisations philanthropiques, les groupes de bénévoles et d’autres instances.

46. Nous soulignons le rôle important et les avantages comparatifs que le système des Nations Unies aura pour soutenir la réalisation des objectifs de développement durable et le développement durable lui-même, s’il dispose de ressources suffisantes et s’il mène un travail pertinent, cohérent, efficient et efficace. Nous soulignons l’importance de renforcer l’appropriation et le leadership nationaux dans les pays, tout en exprimant notre soutien au processus de dialogue actuel du Conseil économique et social sur le positionnement à plus long terme du système des Nations Unies pour le développement dans le contexte du présent Programme.

Suivi et examen

47. Nos gouvernements sont les principaux responsables du suivi et de l’examen, aux niveaux national, régional et mondial, des progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs et des cibles au cours des 15 prochaines années. Afin de promouvoir la reddition de comptes envers nos citoyens, nous mènerons un processus systématique de suivi et d’examen aux différents niveaux, comme indiqué dans ce Programme et dans le Programme d’action d’Addis-Abeba. Le forum politique de haut niveau, sous les auspices de l’Assemblée générale et du Conseil économique et social, jouera un rôle central dans la supervision de ce processus de suivi et d’examen au niveau mondial. 

48. Des indicateurs sont en cours d’élaboration pour contribuer à ce travail. Des données désagrégées de qualité, accessibles, opportunes et fiables seront nécessaires pour aider à mesurer les progrès et garantir que personne ne soit laissé pour compte, car ces données sont fondamentales pour la prise de décision. Les données et informations fournies par les mécanismes existants devront être utilisées chaque fois que possible. Nous convenons d’intensifier nos efforts pour améliorer la capacité statistique des pays en développement, en particulier les pays africains, les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral, les petits États insulaires en développement et les pays à revenu intermédiaire. Nous nous engageons à formuler des méthodes pour mesurer les progrès qui soient plus larges et qui complètent le produit intérieur brut.

Un appel à l’action pour changer notre monde

49. Il y a 70 ans, une génération précédente de dirigeants mondiaux s’est réunie pour créer les Nations Unies. Des cendres de la guerre et de la division, ils ont institué cette Organisation et les valeurs de paix, de dialogue et de coopération internationale qui la sous-tendent. La Charte des Nations Unies constitue l’expression ultime de ces valeurs. 

50. La décision que nous adoptons aujourd’hui revêt également une grande importance historique. Nous sommes déterminés à construire un avenir meilleur pour tous, y compris pour les millions de personnes qui ont été privées de la possibilité de mener une vie décente, digne et épanouie, et de réaliser tout leur potentiel humain. Nous sommes peut-être la première génération à pouvoir mettre fin à la pauvreté, et peut-être aussi la dernière à avoir encore la possibilité de sauver la planète. Si nous atteignons nos objectifs, le monde sera un endroit meilleur en 2030. 

51. Ce que nous annonçons aujourd’hui – un Programme d’action mondial pour les 15 prochaines années – est une charte pour les personnes et la planète au XXIe siècle. Les enfants et les jeunes, filles et garçons, sont des agents fondamentaux du changement et trouveront dans les nouveaux Objectifs une plateforme pour canaliser leur infinie capacité d’activisme vers la création d’un monde meilleur. 

52. La Charte des Nations Unies commence par la célèbre phrase « Nous, peuples ». Aujourd’hui, c’est « nous, peuples » qui entamons le chemin vers 2030. Dans notre voyage, nous serons accompagnés par les gouvernements, ainsi que par les parlements, le système des Nations Unies et d’autres institutions internationales, les autorités locales, les peuples autochtones, la société civile, les entreprises et le secteur privé, la communauté scientifique et universitaire, et toute la population. Des millions de personnes se sont déjà engagées envers cet Agenda et se l’approprieront. C’est un Agenda du peuple, par le peuple et pour le peuple, et c’est précisément pour cette raison que nous pensons que son succès est garanti. 

53. L’avenir de l’humanité et de notre planète est entre nos mains, ainsi que dans celles de la jeune génération, qui passera le flambeau aux générations futures. Nous avons tracé la voie vers le développement durable, et il nous appartient à tous de garantir que le voyage arrive à bon port et que ses accomplissements soient irréversibles.

Objectifs de développement durable et cibles

54. À l’issue d’un processus inclusif de négociations intergouvernementales et sur la base de la proposition du Groupe de travail ouvert sur les objectifs de développement durable15, qui sont mis en contexte dans l’un de leurs paragraphes, nous avons convenu des objectifs et des cibles qui figurent ci-après. 

55. Les objectifs de développement durable et leurs cibles sont intégrés et indivisibles, d’une portée mondiale et d’application universelle, tiennent compte des différentes réalités, capacités et niveaux de développement de chaque pays et respectent leurs politiques et priorités nationales. Bien que les cibles expriment des aspirations à l’échelle mondiale, chaque gouvernement fixera ses propres cibles nationales, en se laissant guider par l’ambition générale tout en tenant compte des circonstances du pays. Chaque gouvernement décidera également de la manière d’intégrer ces aspirations et cibles mondiales dans les processus de planification, les politiques et les stratégies nationales. Il est important de reconnaître le lien qui existe entre le développement durable et d’autres processus pertinents en cours dans les domaines économique, social et environnemental. 

56. En convenant de ces objectifs et cibles, nous reconnaissons que chaque pays est confronté à des défis spécifiques pour parvenir au développement durable et nous soulignons les problèmes particuliers auxquels sont confrontés les pays les plus vulnérables, en particulier les pays africains, les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États insulaires en développement, ainsi que les difficultés concrètes que traversent les pays à revenu intermédiaire. Les pays en situation de conflit méritent également une attention particulière. 

57. Nous reconnaissons qu’il n’existe toujours pas de données de référence pour plusieurs cibles et nous demandons un soutien accru pour renforcer la collecte de données et le renforcement des capacités dans les États membres, afin d’établir des bases de référence nationales et mondiales lorsqu’elles n’existent pas encore. Nous nous engageons à combler ces lacunes dans la collecte de données afin de mieux éclairer la mesure des progrès réalisés, en particulier en ce qui concerne les cibles qui ne comprennent pas d’objectifs numériques clairs. 

58. Nous encourageons les États à poursuivre les efforts qu’ils déploient dans d’autres instances pour tenter de résoudre les questions clés qui posent des défis potentiels à la mise en œuvre de notre Programme, et nous respectons les mandats indépendants de ces processus. Notre intention est que le Programme et sa mise en œuvre soutiennent ces processus et les décisions qui y sont prises, et ne leur portent pas préjudice. 

59. Nous reconnaissons que chaque pays dispose d’approches, de visions d’avenir, de modèles et d’instruments différents pour parvenir au développement durable, en fonction de ses circonstances et de ses priorités nationales, et nous réaffirmons que la planète Terre et ses écosystèmes sont notre foyer commun et que « Terre-Mère » est une expression courante dans de nombreux pays et régions.

Objectifs de développement durable :

  • Objectif 1. Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde. Objectif 2. Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable.
  • Objectif 3. Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge.
  • Objectif 4. Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.
  • Objectif 5. Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.
  • Objectif 6. Garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable.
  • Objectif 7. Garantir l’accès à une énergie abordable, fiable, durable et moderne pour tous.
  • Objectif 8. Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous.
  • Objectif 9. Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation.
  • Objectif 10. Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre.
  • Objectif 11. Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables.
  • Objectif 12. Établir des modes de consommation et de production durables.
  • Objectif 13. Prendre des mesures urgentes pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions*.
  • Objectif 14. Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable.
  • Objectif 15. Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité.
  • Objectif 16. Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes à tous aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous.
  • Objectif 17. Renforcer les moyens de mettre en œuvre le Partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser.

* Reconnaissant que la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques est le principal forum intergouvernemental international pour négocier la réponse mondiale au changement climatique.

Objectif 1

Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde.

1.1. D’ici à 2030, éliminer la pauvreté extrême pour toutes les personnes et partout dans le monde (on considère actuellement que les personnes vivant avec moins de 1,25 dollar des États-Unis par jour souffrent de pauvreté extrême).

1.2. D’ici à 2030, réduire de moitié au moins la proportion d’hommes, de femmes et d’enfants de tous âges vivant dans la pauvreté sous toutes ses formes, selon les définitions nationales.

1.3. Mettre en place des systèmes et des mesures de protection sociale pour tous, adaptés au contexte national, y compris des socles de protection sociale, et faire en sorte que, d’ici à 2030, une part importante des pauvres et des personnes vulnérables bénéficient d’une couverture sociale.

1.4. D’ici à 2030, faire en sorte que tous les hommes et les femmes, en particulier les pauvres et les personnes vulnérables, aient les mêmes droits aux ressources économiques et accès aux services de base, à la propriété et au contrôle des terres et à d’autres formes de propriété, aux services financiers, y compris la microfinance, et aux ressources naturelles et aux nouvelles technologies appropriées.

1.5. D’ici 2030, renforcer la résilience des pauvres et des personnes en situation de vulnérabilité et réduire leur exposition et leur vulnérabilité aux phénomènes extrêmes liés au climat et à d’autres chocs et catastrophes d’ordre économique, social et environnemental.

1.a. Garantir une mobilisation importante de ressources provenant de sources diverses, notamment par le renforcement de la coopération pour le développement, afin de donner aux pays en développement, en particulier aux pays les moins avancés, les moyens suffisants et prévisibles de mettre en œuvre des programmes et des politiques visant à mettre fin à la pauvreté sous toutes ses formes.

1.b. Mettre en place des cadres politiques solides aux niveaux national, régional et international, fondés sur des stratégies de développement en faveur des pauvres et sensibles aux questions de genre, afin d’appuyer l’accélération des investissements dans les mesures d’éradication de la pauvreté.

Objectif 2 

Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable.

2.1. D’ici à 2030, éliminer la faim et assurer l’accès de toutes les personnes, en particulier les pauvres et les personnes en situation de vulnérabilité, y compris les nourrissons de moins d’un an, à une alimentation saine, nutritive et suffisante toute l’année.

2.2. D’ici à 2030, mettre fin à toutes les formes de malnutrition, notamment en atteignant, d’ici à 2025, les objectifs convenus à l’échelle internationale relatifs au retard de croissance et à l’émaciation des enfants de moins de 5 ans, et répondre aux besoins nutritionnels des adolescentes, des femmes enceintes et allaitantes et des personnes âgées.

2.3. D’ici à 2030, doubler la productivité agricole et les revenus des petits producteurs alimentaires, en particulier les femmes, les peuples autochtones, les exploitants familiaux, les éleveurs et les pêcheurs, notamment en assurant un accès sûr et équitable aux terres, aux autres ressources et intrants de production, aux connaissances, aux services financiers, aux marchés et aux opportunités de création de valeur ajoutée et d’emplois non agricoles.

2.4. D’ici à 2030, assurer la viabilité des systèmes de production alimentaire et mettre en œuvre des pratiques agricoles résilientes qui permettent d’accroître la productivité et la production, contribuent à la préservation des écosystèmes, renforcent les capacités d’adaptation au changement climatique, aux phénomènes météorologiques extrêmes, à la sécheresse, aux inondations et aux autres catastrophes, et améliorent progressivement la qualité des terres et des sols.

2.5 De aquí a 2020, mantener la diversidad genética de las semillas, las plantas cultivadas y los animales de granja y domesticados y sus correspondientes especies silvestres, entre otras cosas mediante una buena gestión y diversificación de los bancos de semillas y plantas a nivel nacional, regional e internacional, y promover el acceso a los beneficios que se deriven de la utilización de los recursos genéticos y los conocimientos tradicionales conexos y su distribución justa y equitativa, según lo convenido internacionalmente.

2.a. Aumentar, incluso mediante una mayor cooperación internacional, las inversiones en infraestructura rural, investigación y servicios de extensión agrícola, desarrollo tecnológico y bancos de genes de plantas y ganado a fin de mejorar la capacidad de producción agropecuaria en los países en desarrollo, particularmente en los países menos adelantados.

2.b. Corregir y prevenir las restricciones y distorsiones comerciales en los mercados agropecuarios mundiales, incluso mediante la eliminación paralela de todas las formas de subvención a las exportaciones agrícolas y todas las medidas de exportación con efectos equivalentes, de conformidad con el mandato de la Ronda de Doha para el Desarrollo.

2.c. Adopter des mesures pour assurer le bon fonctionnement des marchés des produits alimentaires de base et de leurs dérivés et faciliter l’accès rapide à l’information sur les marchés, y compris sur les réserves alimentaires, afin d’aider à limiter l’extrême volatilité des prix des denrées alimentaires.

Objectif 3

Assurer une vie saine et promouvoir le bien-être de tous à tout âge.

3.1. D’ici à 2030, faire passer le taux mondial de mortalité maternelle au-dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes.

3.2. D’ici à 2030, mettre fin aux décès évitables de nouveau-nés et d’enfants de moins de 5 ans, tous les pays visant à ramener la mortalité néonatale à 12 pour 1 000 naissances vivantes au plus et la mortalité des enfants de moins de 5 ans à 25 pour 1 000 naissances vivantes au plus.

3.3. D’ici à 2030, mettre fin à l’épidémie de sida, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies tropicales négligées et combattre l’hépatite, les maladies transmises par l’eau et autres maladies transmissibles.

3.4. D’ici à 2030, réduire d’un tiers, par la prévention et le traitement, le taux de mortalité prématurée due à des maladies non transmissibles et promouvoir la santé mentale et le bien-être.

3.5. Renforcer la prévention et le traitement de l’abus de substances, notamment de stupéfiants et d’alcool.

3.6. D’ici à 2020, réduire de moitié à l’échelle mondiale le nombre de décès et de blessures dus à des accidents de la route.

3.7. D’ici à 2030, assurer l’accès universel à des services de soins de santé sexuelle et reproductive, y compris ceux de planification familiale, d’information et d’éducation, et intégrer la santé reproductive dans les stratégies et programmes nationaux.

3.8. Parvenir à une couverture sanitaire universelle, incluant la protection contre les risques financiers, l’accès à des services de santé essentiels de qualité et l’accès à des médicaments et vaccins sûrs, efficaces, abordables et de qualité pour tous.

3.9. D’ici à 2030, réduire considérablement le nombre de décès et de maladies causés par des produits chimiques dangereux ainsi que par la pollution et la contamination de l’air, de l’eau et du sol.

3.a. Renforcer l’application de la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la Santé pour la lutte antitabac dans tous les pays, selon qu’il convient.

3.b. Appuyer la recherche et le développement de vaccins et de médicaments contre les maladies transmissibles et non transmissibles qui touchent principalement les pays en développement, faciliter l’accès à des médicaments et vaccins essentiels à un coût abordable, conformément à la Déclaration sur l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) et la santé publique, qui réaffirme le droit des pays en développement d’utiliser pleinement les dispositions de l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce concernant les flexibilités requises pour protéger la santé publique et, en particulier, assurer l’accès aux médicaments pour tous.

3.c. Accroître considérablement le financement de la santé et le recrutement, le perfectionnement, la formation et le maintien en poste de personnel de santé dans les pays en développement, notamment dans les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement.

3.d. Renforcer la capacité de tous les pays, en particulier des pays en développement, en matière d’alerte rapide, de réduction des risques et de gestion des risques pour la santé nationale et mondiale.

Objectif 4

Assurer l’accès de tous à une éducation inclusive et équitable de qualité et promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie.

4.1. D’ici 2030, faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons suivent, sur un pied d’égalité, un cycle complet d’enseignement primaire et secondaire gratuit et de qualité, débouchant sur des résultats d’apprentissage pertinents et efficaces.

4.2. D’ici 2030, faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons aient accès à des activités de développement et de soins de la petite enfance et à une éducation préscolaire de qualité qui les préparent à suivre un enseignement primaire.

4.3. D’ici 2030, faire en sorte que les femmes et les hommes aient tous accès dans des conditions d’égalité à un enseignement technique, professionnel ou tertiaire de qualité, y compris universitaire.

4.4. D’ici à 2030, augmenter considérablement le nombre de jeunes et d’adultes disposant des compétences nécessaires, notamment techniques et professionnelles, pour accéder à un emploi, à un travail décent et à l’entrepreneuriat.

4.5. D’ici à 2030, éliminer les disparités entre les sexes dans l’éducation et assurer l’égalité d’accès à tous les niveaux d’enseignement et de formation professionnelle pour les personnes vulnérables, y compris les personnes handicapées, les peuples autochtones et les enfants en situation de vulnérabilité.

4.6. D’ici à 2030, veiller à ce que tous les jeunes et une proportion considérable d’adultes, hommes et femmes, sachent lire, écrire et compter.

4.7. D’ici 2030, faire en sorte que tous les élèves acquièrent les connaissances théoriques et pratiques nécessaires pour promouvoir le développement durable, notamment par l’éducation en faveur du développement durable et des modes de vie durables, des droits de l’homme, de l’égalité des genres, de la promotion d’une culture de paix et de non-violence, de la citoyenneté mondiale et de l’appréciation de la diversité culturelle et de la contribution de la culture au développement durable.

4.a. Faire construire et améliorer des établissements scolaires qui soient adaptés aux besoins des enfants et des personnes avec handicap ainsi qu’aux différences de genre, et qui offrent un cadre d’apprentissage sûr, non violent, inclusif et efficace pour tous.

4.b. D’ici 2020, accroître considérablement à l’échelle mondiale le nombre de bourses d’études offertes aux pays en développement, en particulier aux pays les moins avancés, aux petits États insulaires en développement et aux pays africains, pour permettre à leurs étudiants de s’inscrire dans des programmes d’enseignement supérieur, y compris des programmes de formation professionnelle et des programmes techniques, scientifiques, d’ingénierie et de technologies de l’information et de la communication, dans des pays développés et d’autres pays en développement.

4.c. D’ici à 2030, accroître considérablement l’offre d’enseignants qualifiés, notamment au moyen de la coopération internationale pour la formation d’enseignants dans les pays en développement, surtout dans les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement.

Objectif 5

Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles.

5.1. Mettre fin à toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles dans le monde entier.

5.2. Éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles dans les sphères publique et privée, y compris la traite et l’exploitation sexuelle et d’autres types d’exploitation. 

5.3. Éliminer toutes les pratiques préjudiciables, telles que le mariage des enfants, le mariage précoce et forcé, et les mutilations génitales féminines.

5.4. Reconnaître et valoriser les soins et le travail domestique non rémunérés en fournissant des services publics, des infrastructures et des politiques de protection sociale, et en promouvant le partage des responsabilités dans le ménage et la famille, selon ce qui est approprié dans chaque pays.

5.5. Assurer la participation pleine et effective des femmes et l’égalité des chances en matière de leadership à tous les niveaux de décision dans la vie politique, économique et publique.

5.6. Assurer l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive et aux droits reproductifs, conformément au Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement, au Programme d’action de Beijing et aux documents finaux de leurs conférences d’examen.

5.a Entreprendre des réformes visant à donner aux femmes les mêmes droits aux ressources économiques, ainsi qu’à l’accès à la propriété et au contrôle de la terre et d’autres formes de propriété, aux services financiers, à l’héritage et aux ressources naturelles, conformément aux lois nationales.

5.b. Améliorer l’utilisation de la technologie habilitante, en particulier les technologies de l’information et de la communication, pour promouvoir l’autonomisation des femmes.

5.c. Adopter et renforcer des politiques judicieuses et des lois applicables pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation de toutes les femmes et filles à tous les niveaux.

Objectif 6

Garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable.

6.1. D’ici à 2030, assurer l’accès universel et équitable à l’eau potable, à un coût abordable, pour tous.

6.2. D’ici à 2030, assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air, en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation de vulnérabilité.

6.3. D’ici à 2030, améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution, en éliminant le déversement de produits chimiques et de matières dangereuses et en en réduisant au minimum la libération, en divisant par deux la proportion d’eaux usées non traitées et en augmentant considérablement à l’échelle mondiale le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau.

6.4. D’ici à 2030, faire en sorte que les ressources en eau soient utilisées plus efficacement dans tous les secteurs et garantir la viabilité des prélèvements et de l’approvisionnement en eau douce afin de tenir compte de la pénurie d’eau et de réduire considérablement le nombre de personnes qui souffrent du manque d’eau.

6.5. D’ici à 2030, mettre en œuvre une gestion intégrée des ressources en eau à tous les niveaux, y compris par la coopération transfrontalière, selon le cas.

6.6. D’ici à 2020, protéger et restaurer les écosystèmes liés à l’eau, notamment les forêts, les montagnes, les zones humides, les rivières, les aquifères et les lacs.

6.a. D’ici à 2030, renforcer la coopération internationale et l’appui apporté aux pays en développement pour le renforcement des capacités dans les activités et programmes relatifs à l’eau et à l’assainissement, notamment la collecte de l’eau, la désalinisation, l’utilisation efficace des ressources en eau, le traitement des eaux usées, le recyclage et les technologies de réutilisation.

6.b. Soutenir et renforcer la participation des communautés locales à l’amélioration de la gestion de l’eau et de l’assainissement.

Objectif 7

Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable.

7.1. D’ici 2030, garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable.

7.2. D’ici 2030, accroître considérablement la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique mondial.

7.3. D’ici 2030, doubler le taux mondial d’amélioration de l’efficacité énergétique.

7.a. D’ici à 2030, renforcer la coopération internationale en vue de faciliter l’accès à la recherche et aux technologies dans le domaine de l’énergie propre, notamment l’énergie renouvelable, l’efficacité énergétique et les technologies avancées et plus propres relatives aux combustibles fossiles, et encourager l’investissement dans l’infrastructure énergétique et les technologies énergétiques propres.

7.b. D’ici à 2030, développer l’infrastructure et améliorer la technologie pour fournir des services énergétiques modernes et durables à tous dans les pays en développement, en particulier les pays les moins avancés, les petits États insulaires en développement et les pays en développement sans littoral, dans le cadre de leurs programmes de soutien respectifs.

Objectif 8

Promouvoir une croissance économique soutenue, inclusive et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous.

8.1. Maintenir une croissance économique par habitant en fonction du contexte national et, en particulier, une croissance du produit intérieur brut d’au moins 7 % par an dans les pays les moins avancés.

8.2. Parvenir à un niveau élevé de productivité économique par la diversification, la modernisation technologique et l’innovation, notamment en mettant l’accent sur les secteurs à forte valeur ajoutée et à forte intensité de main-d’œuvre.

8.3. Promouvoir des politiques axées sur le développement qui favorisent les activités productives, la création d’emplois décents, l’entrepreneuriat, la créativité et l’innovation, et encourager la formalisation et la croissance des microentreprises et des petites et moyennes entreprises, notamment par l’accès aux services financiers.

8.4. Améliorer progressivement, d’ici à 2030, l’efficacité de l’utilisation des ressources mondiales en matière de consommation et de production et s’efforcer de dissocier la croissance économique de la dégradation de l’environnement, conformément au Cadre décennal de programmation concernant les modes de consommation et de production durables, en commençant par les pays développés.

8.5. D’ici à 2030, parvenir au plein emploi productif et assurer un travail décent à toutes les femmes et à tous les hommes, y compris les jeunes et les personnes en situation de handicap, ainsi qu’une égalité de rémunération pour un travail de valeur égale.

8.6. D’ici 2020, réduire considérablement la proportion de jeunes sans emploi ne suivant pas d’études ou de formation.

8.7. Prendre des mesures immédiates et efficaces pour supprimer le travail forcé, mettre fin à l’esclavage moderne et à la traite des êtres humains, interdire et éliminer les pires formes de travail des enfants, y compris le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats, et, d’ici à 2025, mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes.

8.8. Protéger les droits des travailleurs et promouvoir la sécurité et la protection de tous les travailleurs, y compris les travailleurs migrants, en particulier les femmes migrantes, et ceux qui occupent des emplois précaires.

8.9. D’ici à 2030, élaborer et mettre en œuvre des politiques visant à développer un tourisme durable qui crée des emplois et met en valeur la culture et les produits locaux.

8.10. Renforcer la capacité des institutions financières nationales à encourager et à élargir l’accès aux services bancaires, financiers et d’assurance pour tous.

8.a Accroître l’appui apporté à l’initiative Aide pour le commerce en faveur des pays en développement, en particulier des pays les moins avancés, notamment par l’intermédiaire du Cadre intégré renforcé pour l’assistance technique liée au commerce aux pays les moins avancés.

8.b D’ici 2020, élaborer et mettre en œuvre une stratégie mondiale pour l’emploi des jeunes et appliquer le Pacte mondial pour l’emploi de l’Organisation internationale du Travail.

Objectif 9

Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation.

9.1. Desarrollar infraestructuras fiables, sostenibles, resilientes y de calidad, incluidas infraestructuras regionales y transfronterizas, para apoyar el desarrollo económico y el bienestar humano, haciendo especial hincapié en el acceso asequible y equitativo para todos.

9.2. Promover una industrialización inclusiva y sostenible y, de aquí a 2030, aumentar significativamente la contribución de la industria al empleo y al producto interno bruto, de acuerdo con las circunstancias nacionales, y duplicar esa contribución en los países menos adelantados.

9.3. Aumentar el acceso de las pequeñas industrias y otras empresas, particularmente en los países en desarrollo, a los servicios financieros, incluidos créditos asequibles, y su integración en las cadenas de valor y los mercados.

9.4. D’ici 2030, moderniser l’infrastructure et adapter les industries afin de les rendre durables, en utilisant les ressources plus efficacement et en encourageant le recours à des technologies et des procédés industriels propres et respectueux de l’environnement, chaque pays agissant en fonction de ses capacités respectives.

9.5. Renforcer la recherche scientifique, perfectionner les capacités technologiques des secteurs industriels de tous les pays, en particulier des pays en développement, notamment en encourageant l’innovation et en augmentant considérablement, d’ici à 2030, le nombre de personnes travaillant dans le secteur de la recherche et du développement pour un million d’habitants et les dépenses publiques et privées consacrées à la recherche et au développement.

9.a. Faciliter le développement d’infrastructures durables et résilientes dans les pays en développement en renforçant l’appui financier, technologique et technique apporté aux pays africains, aux pays les moins avancés, aux pays en développement sans littoral et aux petits États insulaires en développement.

9.b. Soutenir le développement technologique, la recherche et l’innovation dans les pays en développement, notamment en assurant un environnement normatif propice à la diversification industrielle et à la valorisation des produits de base, entre autres.

9.c. Accroître sensiblement l’accès aux technologies de l’information et de la communication et faire en sorte que les pays les moins avancés aient accès à Internet à un coût abordable d’ici à 2020.

Objectif 10

Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre.

10.1. D’ici à 2030, parvenir progressivement à une croissance des revenus des 40 % les plus pauvres de la population à un taux supérieur à la moyenne nationale, et maintenir cette progression.

10.2. D’ici à 2030, autonomiser toutes les personnes et favoriser leur inclusion sociale, économique et politique, indépendamment de leur âge, de leur sexe, de leur handicap, de leur race, de leur appartenance ethnique, de leurs origines, de leur religion ou de leur statut économique ou autre.

10.3. Garantir l’égalité des chances et réduire les inégalités de résultats, notamment en éliminant les lois, politiques et pratiques discriminatoires et en promouvant des législations, politiques et mesures appropriées à cet égard.

10.4. Adopter des politiques, notamment budgétaires, salariales et de protection sociale, et parvenir progressivement à une plus grande égalité.

10.5. Améliorer la réglementation et la surveillance des institutions et des marchés financiers mondiaux et renforcer l’application de ces réglementations.

10.6. Assurer une plus grande représentation et une meilleure participation des pays en développement aux décisions prises par les institutions économiques et financières internationales, afin de renforcer l’efficacité, la crédibilité, la responsabilité et la légitimité de ces institutions.

10.7. Faciliter la migration et la mobilité ordonnées, sûres, régulières et responsables des personnes, notamment par la mise en œuvre de politiques migratoires planifiées et bien gérées.

10.a. Appliquer le principe du traitement spécial et différencié pour les pays en développement, en particulier les pays les moins avancés, conformément aux accords de l’Organisation mondiale du commerce.

10.b. Fomentar la asistencia oficial para el desarrollo y las corrientes financieras, incluida la inversión extranjera directa, para los Estados con mayores necesidades, en particular los países menos adelantados, los países africanos, los pequeños Estados insulares en desarrollo y los países en desarrollo sin litoral, en consonancia con sus planes y programas nacionales.

10.c. De aquí a 2030, reducir a menos del 3 % los costos de transacción de las remesas de los migrantes y eliminar los corredores de remesas con un costo superior al 5 %.

Objetivo 11

Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient inclusifs, sûrs, résilients et durables.

11.1. D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à un logement et des services de base adéquats, sûrs et abordables, et assainir les quartiers marginaux.

11.2. D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à des systèmes de transport sûrs, abordables, accessibles et durables, en améliorant la sécurité routière, notamment en développant les transports publics, et en prêtant une attention particulière aux besoins des personnes en situation de vulnérabilité, des femmes, des enfants, des personnes handicapées et des personnes âgées. 

11.3. D’ici à 2030, renforcer l’urbanisation durable et inclusive et la capacité à assurer une planification et une gestion participatives, intégrées et durables des établissements humains dans tous les pays.

11.4. Renforcer les efforts pour protéger et préserver le patrimoine culturel et naturel mondial.

11.5. D’ici à 2030, réduire considérablement le nombre de personnes tuées et le nombre de personnes touchées par les catastrophes, y compris celles liées à l’eau, et réduire considérablement les pertes économiques directes par rapport au produit intérieur brut mondial, en mettant l’accent sur la protection des pauvres et des personnes en situation de vulnérabilité.

11.6. D’ici à 2030, réduire l’impact environnemental négatif par habitant des villes, y compris en accordant une attention particulière à la qualité de l’air et à la gestion des déchets municipaux et autres.

11.7. D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à des espaces verts et des espaces publics sûrs, inclusifs et accessibles, en particulier pour les femmes et les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées.

11.a. Soutenir les liens économiques, sociaux et environnementaux positifs entre les zones urbaines, périurbaines et rurales en renforçant la planification du développement national et régional.

11.b. D’ici 2020, accroître considérablement le nombre de villes et d’établissements humains qui adoptent et mettent en œuvre des politiques et des plans intégrés visant à promouvoir l’inclusion, l’utilisation efficace des ressources, l’atténuation des effets du changement climatique et l’adaptation à celui-ci, ainsi que la résilience face aux catastrophes, et élaborer et mettre en œuvre, conformément au Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030, une gestion intégrale des risques de catastrophe à tous les niveaux.

11.c. Apporter un soutien aux pays les moins avancés, notamment par une assistance financière et technique, afin qu’ils puissent construire des bâtiments durables et résilients en utilisant des matériaux locaux.

Objectif 12

Garantir des modes de consommation et de production durables.

12.1. Mettre en œuvre le Cadre décennal de programmation concernant les modes de consommation et de production durables, avec la participation de tous les pays et sous le leadership des pays développés, en tenant compte du degré de développement et des capacités des pays en développement.

12.2. D’ici à 2030, parvenir à une gestion durable et à une utilisation rationnelle des ressources naturelles.

12.3. D’ici à 2030, réduire de moitié à l’échelle mondiale le volume de déchets alimentaires par habitant au niveau de la vente au détail et de la consommation et réduire les pertes de denrées alimentaires tout au long des chaînes de production et d’approvisionnement, y compris les pertes après récolte.

12.4. D’ici à 2020, assurer une gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques et de tous les déchets tout au long de leur cycle de vie, conformément aux cadres internationaux convenus, et réduire considérablement leur déversement dans l’atmosphère, l’eau et le sol, afin de minimiser leurs effets néfastes sur la santé humaine et l’environnement.

12.5. D’ici à 2030, réduire considérablement la production de déchets par la prévention, la réduction, le recyclage et la réutilisation.

12.6. Encourager les entreprises, en particulier les grandes entreprises et les entreprises transnationales, à adopter des pratiques durables et à intégrer des informations sur la durabilité dans leur cycle de rapport.

12.7. Promouvoir des pratiques de passation de marchés publics durables, conformément aux politiques et priorités nationales.

12.8. D’ici à 2030, faire en sorte que chacun, partout dans le monde, dispose des informations et connaissances pertinentes pour le développement durable et un mode de vie en harmonie avec la nature.

12.a. Aider les pays en développement à renforcer leur capacité scientifique et technologique pour tendre vers des modes de consommation et de production plus durables.

12.b. Élaborer et mettre en œuvre des outils pour suivre les effets du développement durable sur le tourisme durable, qui crée des emplois et promeut la culture et les produits locaux.

12.c. Rationaliser les subventions inefficaces aux combustibles fossiles qui encouragent la consommation non viable en éliminant les distorsions du marché, conformément aux circonstances nationales, notamment en restructurant les systèmes fiscaux et en éliminant progressivement les subventions préjudiciables, lorsqu’elles existent, afin de refléter leur impact environnemental, en tenant pleinement compte des besoins et des conditions spécifiques des pays en développement et en minimisant les effets néfastes possibles sur leur développement, de manière à protéger les populations pauvres et les communautés touchées.

Objectif 13

Prendre des mesures urgentes pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions*.

13.1 Renforcer la résilience et les capacités d’adaptation face aux aléas climatiques et aux catastrophes naturelles dans tous les pays.

13.2 Intégrer des mesures relatives aux changements climatiques dans les politiques, les stratégies et la planification nationales.

13.3 Améliorer l’éducation, la sensibilisation et les capacités individuelles et institutionnelles en ce qui concerne l’adaptation aux changements climatiques, l’atténuation de leurs effets et l’alerte rapide.

13.a Mettre en œuvre l’engagement pris par les pays développés parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques d’atteindre l’objectif de mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 à partir de toutes les sources pour répondre aux besoins des pays en développement en ce qui concerne les mesures d’atténuation concrètes et la transparence de leur mise en œuvre, et opérationnaliser le Fonds vert pour le climat en le dotant dans les meilleurs délais.

13.b Promouvoir des mécanismes visant à renforcer les capacités de planification et de gestion efficaces en matière de changements climatiques dans les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, en mettant l’accent sur les femmes, les jeunes et les communautés locales et marginalisées.

Objectif 14

Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable.

14.1. D’ici à 2025, prévenir et réduire de manière significative la pollution marine de tous types, en particulier celle résultant des activités terrestres, y compris les débris marins et la pollution par les nutriments.

14.2. D’ici à 2020, gérer et protéger durablement les écosystèmes marins et côtiers afin d’éviter des effets néfastes importants, notamment en renforçant leur résilience, et prendre des mesures pour les restaurer afin de rétablir la santé et la productivité des océans.

14.3. Réduire au minimum et traiter les effets de l’acidification des océans, notamment par le renforcement de la coopération scientifique à tous les niveaux.

14.4. D’ici à 2020, réglementer efficacement la pêche dans les zones où elle est pratiquée, mettre fin à la surpêche, à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée ainsi qu’aux pratiques de pêche destructrices, et mettre en œuvre des plans de gestion fondés sur des données scientifiques, afin de rétablir les stocks de poissons dans les meilleurs délais, au moins à des niveaux permettant d’obtenir un rendement constant maximal compte tenu de leurs caractéristiques biologiques.

14.5. D’ici à 2020, conserver au moins 10 % des zones marines et côtières, conformément au droit national et international et sur la base des meilleures informations scientifiques disponibles.

14.6. D’ici à 2020, interdire certaines formes de subventions à la pêche qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche, supprimer celles qui contribuent à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et ne pas en accorder de nouvelles, étant entendu que l’Organisation mondiale du commerce doit accorder un traitement spécial et différencié, approprié et effectif, aux pays en développement et aux pays les moins avancés dans le cadre des négociations sur les subventions à la pêche 16.

14.7. D’ici 2030, accroître les retombées économiques pour les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés, grâce à une exploitation durable des ressources marines, notamment par la gestion durable des pêches, de l’aquaculture et du tourisme.

14.a. Approfondir les connaissances scientifiques, renforcer les capacités de recherche et transférer les techniques marines, en tenant compte des Critères et principes directeurs de la Commission océanographique intergouvernementale concernant le transfert de techniques marines, afin d’améliorer la santé des océans et de renforcer la contribution de la biodiversité marine au développement des pays en développement, en particulier des petits États insulaires en développement et des pays les moins avancés.

14.b. Assurer aux petits pêcheurs artisanaux l’accès aux ressources marines et aux marchés.

14.c. Améliorer la conservation et l’utilisation durable des océans et de leurs ressources en appliquant le droit international, tel qu’il est reflété dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, qui constitue le cadre juridique pour la conservation et l’utilisation durable des océans et de leurs ressources, comme le rappelle le paragraphe 158 du document « L’avenir que nous voulons ».

Objectif 15

Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité.

15.1. D’ici 2020, assurer la préservation, la restauration et l’exploitation durable des écosystèmes terrestres et des écosystèmes d’eau douce et des services fournis, en particulier les forêts, les zones humides, les montagnes et les zones arides, conformément aux obligations découlant des accords internationaux.

15.2. D’ici 2020, promouvoir la gestion durable de tous les types de forêts, mettre un terme à la déforestation, restaurer les forêts dégradées et accroître considérablement le boisement et le reboisement au niveau mondial.

15.3. D’ici 2030, lutter contre la désertification, restaurer les terres et les sols dégradés, notamment les terres touchées par la désertification, la sécheresse et les inondations, et s’efforcer de parvenir à un monde neutre en matière de dégradation des terres.

15.4. D’ici 2030, assurer la préservation des écosystèmes montagneux, y compris leur diversité biologique, afin d’améliorer leur capacité à fournir des avantages essentiels au développement durable.

15.5. Prendre des mesures urgentes et significatives pour réduire la dégradation des habitats naturels, stopper la perte de biodiversité et, d’ici 2020, protéger les espèces menacées et prévenir leur extinction.

15.6. Promouvoir le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques et promouvoir un accès approprié à ces ressources, tel que convenu au niveau international.

15.7. Adopter des mesures urgentes pour mettre fin au braconnage et au trafic d’espèces protégées de flore et de faune et s’attaquer à la fois à la demande et à l’offre de produits illégaux issus de la flore et de la faune sauvages.

15.8. D’ici à 2020, adopter des mesures pour prévenir l’introduction d’espèces exotiques envahissantes, réduire considérablement leurs effets sur les écosystèmes terrestres et aquatiques, et contrôler ou éradiquer les espèces prioritaires.

15.9. D’ici à 2020, intégrer les valeurs des écosystèmes et de la biodiversité dans la planification, les processus de développement, les stratégies de réduction de la pauvreté et la comptabilité aux niveaux national et local.

15.a. Mobiliser et augmenter de manière significative les ressources financières provenant de toutes les sources pour conserver et utiliser de manière durable la biodiversité et les écosystèmes.

15.b. Mobiliser des ressources considérables provenant de toutes les sources et à tous les niveaux pour financer la gestion durable des forêts et inciter les pays en développement à promouvoir cette gestion, notamment aux fins de la conservation et du reboisement.

15.c. Renforcer le soutien mondial à la lutte contre le braconnage et le trafic d’espèces protégées, notamment en augmentant la capacité des communautés locales à poursuivre des activités de subsistance durables.

Objectif 16

Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous.

16.1 Réduire nettement, partout dans le monde, toutes les formes de violence et les taux de mortalité qui y sont associés.

16.2 Mettre fin à la maltraitance, à l’exploitation, à la traite et à toutes les formes de violence et de torture à l’encontre des enfants.

16.3 Promouvoir l’état de droit aux niveaux national et international et garantir un accès égal à la justice pour tous.

16.4 D’ici à 2030, réduire nettement les flux financiers et d’armes illicites, renforcer le recouvrement et la restitution des avoirs volés et lutter contre toutes les formes de criminalité organisée.

16.5 Réduire considérablement la corruption et la corruption sous toutes leurs formes.

16.6 Mettre en place des institutions efficaces, responsables et transparentes à tous les niveaux.

16.7 Garantir une prise de décision inclusive, participative et représentative à tous les niveaux, qui réponde aux besoins.

16.8 Élargir et renforcer la participation des pays en développement aux institutions de gouvernance mondiale.

16.9 D’ici à 2030, garantir à tous l’accès à une identité juridique, notamment grâce à l’enregistrement des naissances.

16.10 Garantir l’accès public à l’information et protéger les libertés fondamentales, conformément à la législation nationale et aux accords internationaux.

16.a Renforcer les institutions nationales compétentes, notamment par le biais de la coopération internationale, afin de renforcer, à tous les niveaux, les capacités de prévention de la violence et de lutte contre le terrorisme et la criminalité, en particulier dans les pays en développement.

16.b Promouvoir et appliquer des lois et des politiques non discriminatoires pour le développement durable.

Objectif 17

Renforcer les moyens de mise en œuvre et revitaliser le Partenariat mondial pour le développement durable.

Finances

17.1. Renforcer la mobilisation de ressources intérieures, notamment par l’appui international aux pays en développement, afin d’améliorer la capacité nationale de collecte de recettes fiscales et autres.

17.2. Veiller à ce que les pays développés respectent pleinement leurs engagements en matière d’aide publique au développement, notamment l’engagement pris par de nombreux pays développés d’atteindre l’objectif de consacrer 0,7 % du revenu national brut à l’aide publique au développement en faveur des pays en développement et entre 0,15 % et 0,20 % du revenu national brut à l’aide publique au développement en faveur des pays les moins avancés ; les fournisseurs d’aide publique au développement sont encouragés à envisager de fixer un objectif consistant à consacrer au moins 0,20 % du revenu national brut à l’aide publique au développement en faveur des pays les moins avancés.

17.3. Mobiliser des ressources financières supplémentaires de sources multiples pour les pays en développement.

17.4. Aider les pays en développement à assurer la viabilité de leur dette à long terme au moyen de politiques coordonnées visant à favoriser le financement, l’allégement et la restructuration de la dette, selon qu’il convient, et traiter le problème de la dette extérieure des pays pauvres très endettés afin de réduire le surendettement.

17.5. Adopter et appliquer des systèmes de promotion des investissements en faveur des pays les moins avancés.

Technologie

17.6. Améliorer la coopération Nord-Sud, Sud-Sud et triangulaire régionale et internationale en matière de science, de technologie et d’innovation et l’accès à ces dernières, et accroître le partage de connaissances selon des modalités convenues d’un commun accord, notamment en améliorant la coordination entre les mécanismes existants, en particulier au niveau des Nations Unies, et par l’intermédiaire d’un mécanisme mondial de facilitation de la technologie.

17.7. Promouvoir le développement de technologies écologiquement rationnelles ainsi que leur transfert, leur diffusion et leur dissémination auprès des pays en développement à des conditions favorables, notamment à des conditions concessionnelles et préférentielles, selon ce qui est convenu d’un commun accord.

17.8. Opérationnaliser pleinement la banque de technologies et le mécanisme de renforcement des capacités scientifiques, technologiques et d’innovation pour les pays les moins avancés d’ici à 2017 et renforcer l’utilisation des technologies habilitantes, en particulier des technologies de l’information et des communications. Renforcement des capacités.

17.9. Renforcer l’appui international pour mener des activités de renforcement des capacités efficaces et ciblées dans les pays en développement afin d’appuyer les plans nationaux de mise en œuvre de tous les objectifs de développement durable, notamment par la coopération Nord-Sud, Sud-Sud et triangulaire.

Commerce

17.10. Promouvoir un système commercial multilatéral universel, fondé sur des règles, ouvert, non discriminatoire et équitable dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce, notamment par la conclusion des négociations dans le cadre du Programme de Doha pour le développement.

17.11. Augmenter sensiblement les exportations des pays en développement, en particulier en vue de doubler la part des pays les moins avancés dans les exportations mondiales d’ici à 2020.

17.12. Parvenir à la réalisation en temps voulu de l’accès aux marchés en franchise de droits et sans contingents pour tous les pays les moins avancés, conformément aux décisions de l’Organisation mondiale du commerce, notamment en veillant à ce que les règles d’origine préférentielles applicables aux importations en provenance des pays les moins avancés soient transparentes et simples et contribuent à faciliter l’accès aux marchés Questions systémiques 

Cohérence des politiques et des institutions.

17.13. Renforcer la stabilité macroéconomique mondiale, notamment par la coordination et la cohérence des politiques.

17.14. Améliorer la cohérence des politiques en faveur du développement durable.

17.15. Respecter la marge de manœuvre et le leadership de chaque pays pour établir et mettre en œuvre des politiques d’éradication de la pauvreté et de développement durable.

Partenariats multipartites.

17.16. Renforcer le Partenariat mondial pour le développement durable, complété par des partenariats multipartites permettant de mobiliser et de partager des savoirs, des expertises, des technologies et des ressources financières, afin d’aider tous les pays, en particulier les pays en développement, à atteindre les objectifs de développement durable.

17.17. Encourager et promouvoir les partenariats publics, les partenariats public-privé et les partenariats avec la société civile, en tirant parti de l’expérience et des stratégies de mobilisation des ressources de ces partenariats.

Données, suivi et reddition de comptes.

17.18. D’ici à 2020, renforcer l’appui apporté aux pays en développement, notamment les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, pour accroître sensiblement la disponibilité de données de qualité, fiables et actualisées, ventilées par revenu, sexe, âge, race, origine ethnique, statut migratoire, handicap, emplacement géographique et autres caractéristiques pertinentes dans les contextes nationaux.

17.19. D’ici à 2030, tirer parti des initiatives existantes pour élaborer des indicateurs de progrès en matière de développement durable qui complètent le produit intérieur brut, et appuyer le renforcement des capacités statistiques des pays en développement.

Moyens de mise en œuvre et Partenariat mondial

60. Nous réaffirmons notre engagement résolu en faveur de la pleine mise en œuvre de ce nouveau Programme. Nous reconnaissons qu’il sera impossible d’atteindre nos objectifs et cibles ambitieux sans un Partenariat mondial revitalisé et renforcé et sans des moyens de mise en œuvre tout aussi ambitieux. Le Partenariat mondial revitalisé facilitera une participation mondiale intense pour soutenir la réalisation de tous les objectifs et cibles, en rassemblant les gouvernements, la société civile, le secteur privé, le système des Nations Unies et d’autres instances, et en mobilisant toutes les ressources disponibles. 

61. Les objectifs et cibles du Programme indiquent les moyens nécessaires pour concrétiser nos aspirations collectives. Les cibles relatives aux moyens de mise en œuvre incluses dans chacun des Objectifs de développement durable et dans l’Objectif 17, auxquels il est fait référence précédemment, sont fondamentales pour mettre en pratique notre Programme et revêtent la même importance que les autres objectifs et cibles. Par conséquent, nous leur accorderons une priorité identique dans nos activités de mise en œuvre et dans le cadre d’indicateurs mondiaux utilisé pour suivre nos progrès. 

62. Le présent Programme, y compris les objectifs de développement durable, peut être réalisé dans le cadre d’un Partenariat mondial pour le développement durable revitalisé, appuyé par les politiques et mesures concrètes énoncées dans le Programme d’action d’Addis-Abeba, qui fait partie intégrante du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Le Programme d’action d’Addis-Abeba soutient, complète et contextualise les cibles relatives aux moyens de mise en œuvre du Programme 2030. Il aborde les domaines suivants : ressources publiques nationales ; activités financières et commerciales privées nationales et internationales ; coopération internationale pour le développement ; le commerce international comme moteur du développement ; la dette et la viabilité de la dette ; le traitement des questions systémiques ; la science, la technologie, l’innovation et le renforcement des capacités ; ainsi que les données, le suivi et l’examen. 

63. Nos efforts s’articuleront autour de stratégies de développement durable cohérentes et à appropriation nationale, soutenues par des cadres nationaux de financement intégrés. Nous réitérons que chaque pays est le premier responsable de son propre développement économique et social et que les politiques et stratégies nationales de développement revêtent une importance capitale. Nous respecterons la marge de manœuvre politique et le leadership de chaque pays pour mettre en œuvre des politiques d’éradication de la pauvreté et de promotion du développement durable, mais toujours de manière compatible avec les normes et engagements internationaux pertinents. De leur côté, les efforts nationaux en faveur du développement doivent être soutenus par un environnement économique international propice qui inclut des systèmes commerciaux, monétaires et financiers cohérents et qui se renforcent mutuellement, ainsi qu’une gouvernance économique mondiale renforcée et améliorée. Les processus destinés à développer et à faciliter la disponibilité de connaissances et de technologies appropriées au niveau mondial, ainsi que le renforcement des capacités, sont également essentiels. Nous nous engageons à promouvoir la cohérence des politiques et un environnement propice au développement durable à tous les niveaux, avec la participation de toutes les instances, et à revitaliser le Partenariat mondial pour le développement durable. 

64. Nous soutenons la mise en œuvre des stratégies et programmes d’action pertinents, tels que la Déclaration et le Programme d’action d’Istanbul, les Modalités d’action accélérées pour les petits États insulaires en développement et le Programme d’action de Vienne en faveur des pays en développement sans littoral pour la Décennie 2014-2024, et nous réaffirmons l’importance de soutenir l’Agenda 2063 de l’Union africaine et le programme du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique, car tous ces instruments font partie intégrante du nouvel Agenda. Nous reconnaissons également les obstacles considérables qui entravent la réalisation d’une paix durable et le développement durable dans les pays en situation de conflit ou sortant d’un conflit.

65. Nous reconnaissons que les pays à revenu intermédiaire continuent de rencontrer des difficultés importantes pour parvenir au développement durable. Afin de préserver les acquis obtenus à ce jour, les efforts doivent être redoublés pour relever les défis actuels par le partage d’expériences, une meilleure coordination et un meilleur soutien ciblé de la part du système des Nations Unies pour le développement, des institutions financières internationales, des organisations régionales et d’autres parties prenantes.

66. Nous soulignons que, dans tous les pays, les politiques publiques ainsi que la mobilisation et l’utilisation efficaces des ressources nationales, appuyées par le principe de l’appropriation nationale, sont essentielles à notre quête commune du développement durable, y compris la réalisation des Objectifs de développement durable. Nous reconnaissons que c’est avant tout la croissance économique, soutenue par un environnement favorable à tous les niveaux, qui génère des ressources nationales.

67. L’activité entrepreneuriale, l’investissement et l’innovation privés sont les grands moteurs de la productivité, de la croissance économique inclusive et de la création d’emplois. Nous reconnaissons la diversité du secteur privé, qui comprend aussi bien les microentreprises que les coopératives et les multinationales. Nous exhortons toutes les entreprises à mettre à profit leur créativité et leur innovation pour résoudre les problèmes liés au développement durable. Nous favoriserons un secteur entrepreneurial dynamique et efficace, tout en protégeant les droits du travail ainsi que les exigences sanitaires et environnementales conformément aux normes et accords internationaux pertinents et aux autres initiatives en cours dans ce domaine, tels que les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme 17 et les normes du travail de l’Organisation internationale du Travail, la Convention relative aux droits de l’enfant 18 et les principaux accords multilatéraux sur l’environnement, pour ceux qui y sont parties. 

68. Le commerce international stimule la croissance économique inclusive et la réduction de la pauvreté et contribue à favoriser le développement durable. Nous continuerons à promouvoir un système commercial multilatéral universel, fondé sur des règles, ouvert, transparent, prévisible, inclusif, non discriminatoire et équitable dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce, ainsi qu’une véritable libéralisation des échanges. Nous exhortons tous les membres de l’Organisation mondiale du commerce à redoubler d’efforts pour conclure dès que possible les négociations sur le Programme de Doha pour le développement 19. Nous accordons une grande importance au renforcement des capacités liées au commerce dans les pays en développement, notamment les pays africains, les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral, les petits États insulaires en développement et les pays à revenu intermédiaire, y compris pour promouvoir l’intégration économique et l’interconnectivité régionales.

69. Nous reconnaissons qu’il est nécessaire d’aider les pays en développement à parvenir à la viabilité de la dette à long terme grâce à des politiques coordonnées visant à favoriser le financement, l’allégement, la restructuration et la gestion rationnelle de la dette, selon qu’il convient. De nombreux pays restent vulnérables aux crises de la dette et certains sont en pleine crise, notamment plusieurs pays les moins avancés et petits États insulaires en développement, ainsi que certains pays développés. Nous réitérons que les débiteurs et les créanciers doivent travailler de concert pour prévenir et résoudre les situations d’endettement non viables. Les pays qui reçoivent des prêts ont la responsabilité de maintenir des niveaux d’endettement viables, mais nous reconnaissons que ceux qui les accordent ont également la responsabilité de le faire sans compromettre la viabilité de la dette d’un pays. Nous soutiendrons le maintien de la viabilité de la dette dans les pays qui ont bénéficié d’un allégement et ont atteint des niveaux d’endettement viables. 

70. Nous annonçons ici l’entrée en fonction du Mécanisme de facilitation des technologies qui a été établi dans le Programme d’action d’Addis-Abeba afin de soutenir la réalisation des Objectifs de développement durable. Le Mécanisme de facilitation des technologies reposera sur un cadre de collaboration multipartite entre les États membres, la société civile, le secteur privé, la communauté scientifique, les entités des Nations Unies et d’autres parties prenantes, et sera composé d’une équipe spéciale interinstitutions des Nations Unies sur la science, la technologie et l’innovation au service des Objectifs de développement durable, d’un forum multipartite sur la science, la technologie et l’innovation au service des Objectifs de développement durable et d’une plateforme en ligne.

  • L’équipe spéciale interinstitutions des Nations Unies sur la science, la technologie et l’innovation au service des objectifs de développement durable favorisera la coordination, la cohérence et la coopération au sein du système des Nations Unies sur les questions liées à la science, à la technologie et à l’innovation, en renforçant les synergies et l’efficacité, notamment pour améliorer les initiatives de renforcement des capacités. L’équipe spéciale tirera parti des ressources existantes et travaillera avec dix représentants de la société civile, du secteur privé et de la communauté scientifique afin de préparer les réunions du forum multipartite sur la science, la technologie et l’innovation au service des objectifs de développement durable, ainsi que pour développer et mettre en service la plateforme en ligne, notamment en élaborant des propositions pour les modalités du forum et de la plateforme. Les dix représentants seront nommés par le Secrétaire général pour des mandats de deux ans. Tous les organismes, fonds et programmes des Nations Unies ainsi que les commissions organiques du Conseil économique et social pourront participer à l’équipe spéciale, qui sera initialement composée des entités qui constituent actuellement le groupe de travail informel sur la facilitation de la technologie, à savoir : le Département des affaires économiques et sociales du Secrétariat, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, l’Union internationale des télécommunications, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle et la Banque mondiale.
  • La plateforme en ligne sera utilisée pour établir un registre complet des initiatives, mécanismes et programmes de science, de technologie et d’innovation existants au sein et en dehors des Nations Unies, et servira de portail d’information sur ces instruments. La plateforme facilitera l’accès à l’information, aux connaissances et à l’expérience acquise, ainsi qu’aux meilleures pratiques et aux leçons apprises concernant les initiatives et politiques relatives à la science, à la technologie et à l’innovation. Elle facilitera également la diffusion de publications scientifiques pertinentes et en libre accès du monde entier. La plateforme sera développée sur la base d’une évaluation technique indépendante qui prendra en compte les meilleures pratiques et les enseignements tirés d’autres initiatives, au sein et en dehors des Nations Unies, afin de compléter les plateformes de science, de technologie et d’innovation existantes, de faciliter l’accès à celles-ci et de fournir des informations adéquates à leur sujet, en évitant les doubles emplois et en renforçant les synergies.
  • Le forum multipartite sur la science, la technologie et l’innovation au service des objectifs de développement durable se réunira une fois par an pendant deux jours afin de délibérer sur la coopération dans des domaines thématiques pour atteindre les objectifs de développement durable, et rassemblera toutes les parties prenantes concernées afin qu’elles contribuent activement aux réunions dans leur domaine de spécialisation. Le forum sera un mécanisme facilitant l’interaction, la médiation et la mise en réseau entre les parties compétentes et les partenariats multipartites, afin d’identifier et d’examiner les besoins et les lacunes technologiques, y compris ceux existant dans la coopération, l’innovation et le renforcement des capacités scientifiques, et également pour aider à faciliter le développement, le transfert et la diffusion de technologies pertinentes pour les objectifs de développement durable. Les réunions du forum seront convoquées par le Président du Conseil économique et social avant les réunions du forum politique de haut niveau sous les auspices du Conseil, ou bien conjointement avec d’autres forums ou conférences, selon le cas, en tenant compte des thèmes à examiner et en collaboration avec les organisateurs de ces autres forums ou conférences. Les réunions du forum seront coprésidées par deux États membres et leurs débats seront résumés par les deux coprésidents en tant que contribution aux réunions du forum politique de haut niveau, dans le contexte du suivi et de l’examen de la mise en œuvre du programme de développement pour l’après-2015.
  • Les résumés du forum multipartite éclaireront les réunions du forum politique de haut niveau. Les thèmes du prochain forum multipartite sur la science, la technologie et l’innovation au service des objectifs de développement durable seront examinés par le forum politique de haut niveau pour le développement durable, en tenant compte des contributions des experts de l’équipe spéciale.

71. Nous réaffirmons le caractère universel, indivisible et interdépendant du présent Programme, des objectifs de développement durable et de leurs cibles, y compris les moyens de mise en œuvre.

Suivi et examen

72. Nous nous engageons à participer à un processus systématique de suivi et d’examen de la mise en œuvre du présent Programme au cours des 15 prochaines années. Un cadre de suivi et d’examen solide, volontaire, efficace, participatif, transparent et intégré contribuera de manière vitale à la mise en œuvre du Programme et aidera les pays à maximiser et à surveiller les progrès réalisés à cet égard pour garantir que personne ne soit laissé pour compte. 

73. Le cadre, appliqué aux niveaux national, régional et mondial, favorisera la reddition de comptes envers nos citoyens, soutiendra une coopération internationale efficace dans la réalisation du Programme et encouragera l’échange de meilleures pratiques et l’apprentissage mutuel. Il mobilisera également un soutien pour surmonter les défis communs et détecter les problèmes nouveaux et émergents. Étant donné que le Programme a un caractère universel, la confiance mutuelle et la compréhension entre toutes les nations seront importantes. 

74. Les processus de suivi et d’examen à tous les niveaux seront guidés par les principes suivants : 

a) Ils seront de nature volontaire et dirigés par les pays, tiendront compte des différentes réalités, capacités et niveaux de développement nationaux et respecteront les marges normatives et les priorités de chaque pays. Étant donné que l’appropriation nationale est essentielle pour parvenir au développement durable, les résultats des processus nationaux serviront de base aux examens régionaux et mondiaux, étant donné que l’examen mondial s’appuiera principalement sur les sources de données officielles des pays. 

b) Ils suivront les progrès réalisés dans la réalisation des Objectifs et cibles universels, y compris les moyens de mise en œuvre, dans tous les pays, en respectant leur caractère universel, intégré et interdépendant ainsi que les trois dimensions du développement durable. 

c) Ils conserveront une orientation à plus long terme, identifieront les réalisations accomplies ainsi que les problèmes et lacunes existants, de même que les facteurs décisifs de réussite, et aideront les pays à prendre des décisions normatives bien fondées. Ils contribueront également à mobiliser les moyens de mise en œuvre et les partenariats nécessaires, aideront à trouver des solutions et des meilleures pratiques et favoriseront la coordination et l’efficacité du système international pour le développement. 

d) Ils seront ouverts, inclusifs, participatifs et transparents pour toutes les personnes et soutiendront la présentation de rapports par toutes les parties prenantes concernées. e) Ils seront centrés sur les personnes, prendront en compte les questions de genre, respecteront les droits humains et accorderont une attention particulière aux plus pauvres, aux plus vulnérables et aux plus marginalisés. 

f) Ils tireront parti des processus et plateformes existants, lorsqu’ils existent, éviteront les doubles emplois et répondront aux circonstances, capacités, besoins et priorités nationaux. Ils évolueront avec le temps, en tenant compte des problèmes émergents et du développement de nouvelles méthodologies, et réduiront au minimum la charge que représente la présentation de rapports pour les administrations nationales.

g) Ils seront rigoureux et fondés sur des données probantes, s’appuieront sur des évaluations menées par les pays et sur des données de qualité accessibles, opportunes, fiables et ventilées par revenu, sexe, âge, race, origine ethnique, statut migratoire, handicap, situation géographique et autres caractéristiques pertinentes pour les contextes nationaux. 

h) Ils exigeront un soutien accru au renforcement des capacités des pays en développement, notamment par le renforcement des systèmes de données et des programmes d’évaluation nationaux, en particulier dans les pays africains, les pays les moins avancés, les petits États insulaires en développement, les pays en développement sans littoral et les pays à revenu intermédiaire. 

i) Ils bénéficieront du soutien actif du système des Nations Unies et d’autres institutions multilatérales. 

75. Le suivi et l’examen des Objectifs et des cibles seront effectués à l’aide d’un ensemble d’indicateurs mondiaux qui seront complétés par des indicateurs régionaux et nationaux formulés par les États membres et par les résultats des travaux menés pour établir les bases de référence de ces cibles lorsqu’il n’existe pas encore de données de référence nationales et mondiales. Le cadre d’indicateurs mondiaux qui sera élaboré par le Groupe interinstitutions et d’experts sur les indicateurs relatifs aux objectifs de développement durable sera adopté par la Commission de statistique au plus tard en mars 2016, puis approuvé par le Conseil économique et social et l’Assemblée générale, conformément aux mandats en vigueur. Ce cadre sera simple mais solide, couvrira tous les objectifs de développement durable et leurs cibles, y compris les moyens de mise en œuvre, et maintiendra son équilibre politique ainsi que son caractère intégré et ambitieux. 

76. Nous aiderons les pays en développement, en particulier les pays africains, les pays les moins avancés, les petits États insulaires en développement et les pays en développement sans littoral, à renforcer la capacité de leurs bureaux de statistique et de leurs systèmes de données statistiques afin de garantir l’accès à des données de haute qualité, opportunes, fiables et ventilées. Nous favoriserons l’augmentation, avec transparence et responsabilité, d’une coopération adéquate entre les secteurs public et privé pour tirer parti d’un large éventail de données, y compris celles issues de l’observation de la Terre et de l’information géospatiale, tout en garantissant que ce sont les pays eux-mêmes qui se chargent de soutenir et de surveiller les progrès réalisés. 

77. Nous nous engageons à participer pleinement à la réalisation d’examens périodiques et inclusifs des progrès réalisés aux niveaux infranational, national, régional et mondial. Nous tirerons le meilleur parti du réseau existant d’institutions et de mécanismes de suivi et d’examen. Les rapports nationaux permettront d’évaluer les progrès et de détecter les problèmes aux niveaux régional et mondial. Avec les dialogues régionaux et les examens mondiaux, ces rapports serviront à formuler des recommandations pour le suivi à divers niveaux.

Au niveau national

78. Nous encourageons tous les États membres à formuler dès que possible des réponses nationales ambitieuses pour la mise en œuvre globale du présent Programme. Ces réponses peuvent faciliter la transition vers les Objectifs de développement durable et s’appuyer sur les instruments de planification existants, tels que les stratégies nationales de développement et de développement durable, le cas échéant.

79. Nous encourageons également les États membres à procéder à des examens périodiques et inclusifs, dirigés et impulsés par les pays, des progrès nationaux et infranationaux. Ces examens devront tirer parti des contributions des peuples autochtones, de la société civile, du secteur privé et d’autres parties prenantes, en tenant compte des circonstances, des politiques et des priorités de chaque pays. Les parlements nationaux et d’autres institutions peuvent également soutenir ces processus.

Au niveau régional

80. Le processus de suivi et d’examen régional et sous-régional peut offrir, le cas échéant, de précieuses opportunités d’apprentissage mutuel, par exemple par le biais d’examens volontaires, de l’échange de meilleures pratiques et de débats sur des objectifs communs. Nous saluons à cet égard la coopération des commissions et organisations régionales et sous-régionales. Les examens nationaux serviront de base à des processus régionaux inclusifs qui contribueront au suivi et à l’examen au niveau mondial, y compris le forum politique de haut niveau pour le développement durable. 

81. Reconnaissant qu’il est important de tirer parti des mécanismes de suivi et d’examen existants au niveau régional et de laisser une marge de manœuvre politique suffisante, nous encourageons tous les États membres à déterminer quel sera le forum régional le plus approprié pour leur participation. Les commissions régionales des Nations Unies sont également encouragées à continuer d’apporter leur assistance aux États membres à cet égard.

Au niveau mondial

82. Le forum politique de haut niveau jouera un rôle central dans la supervision d’un réseau de processus mondiaux de suivi et d’examen, et mènera un travail cohérent avec celui de l’Assemblée générale, du Conseil économique et social et d’autres organes et forums compétents, conformément aux mandats en vigueur. Il facilitera également l’échange d’expériences, y compris les succès, les défis et les leçons apprises, assurera un leadership politique, des orientations et des recommandations pour le suivi, et promouvra la cohérence et la coordination des politiques de développement durable dans tout le système. De plus, il veillera à ce que l’Agenda reste pertinent et ambitieux et se concentrera sur l’évaluation des progrès et des réalisations accomplis ainsi que des obstacles auxquels sont confrontés les pays développés et les pays en développement, tout comme les problèmes nouveaux et émergents. Des liens efficaces seront établis avec les mécanismes de suivi et d’examen de tous les processus et conférences pertinents des Nations Unies, y compris ceux relatifs aux pays les moins avancés, aux petits États insulaires en développement et aux pays en développement sans littoral. 

83. Les travaux de suivi et d’examen du forum politique de haut niveau s’appuieront sur un rapport annuel sur les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable, qui sera établi par le Secrétaire général en coopération avec le système des Nations Unies, sur la base du cadre d’indicateurs mondiaux, des données des systèmes statistiques nationaux et des informations recueillies au niveau régional. Le forum politique de haut niveau prendra également en compte le Rapport mondial sur le développement durable, ce qui renforcera l’interface entre la science et les politiques et pourrait fournir un instrument solide fondé sur des données probantes pour aider les responsables politiques à promouvoir l’éradication de la pauvreté et le développement durable. Nous invitons le Président du Conseil économique et social à mener un processus de consultation sur la portée, la méthodologie et la périodicité du rapport mondial, ainsi que sur sa relation avec le rapport annuel, dont le résultat devrait être reflété dans la déclaration ministérielle de la session du forum politique de haut niveau qui se tiendra en 2016.

84. Le forum politique de haut niveau, sous les auspices du Conseil économique et social, procédera à des examens périodiques conformément aux dispositions de la résolution 67/290 de l’Assemblée générale, en date du 9 juillet 2013. Ces examens seront volontaires, bien que la présentation de rapports soit encouragée, et incluront les pays développés et en développement, ainsi que les entités compétentes des Nations Unies et d’autres parties prenantes, telles que la société civile et le secteur privé. Ils seront dirigés par les États et réuniront des représentants de ministères et d’autres participants de haut niveau compétents. Les examens constitueront une plateforme pour forger des alliances, notamment par la participation des grands groupes et autres parties prenantes concernées. 

85. Le forum politique de haut niveau procédera également à des examens thématiques des progrès réalisés concernant les Objectifs de développement durable, y compris les questions transversales. Ces examens seront appuyés par ceux menés par les commissions organiques du Conseil économique et social ainsi que par d’autres organes et forums intergouvernementaux, qui devront refléter le caractère intégré des Objectifs et les liens qui existent entre eux. Les examens compteront sur la participation de toutes les parties prenantes concernées et, dans la mesure du possible, contribueront au cycle du forum politique de haut niveau et coïncideront avec celui-ci. 

86. Nous accueillons favorablement le processus spécial d’examen et de suivi des résultats du financement du développement, ainsi que de tous les moyens de mise en œuvre des Objectifs de développement durable, mentionné dans le Programme d’action d’Addis-Abeba et intégré dans le cadre de suivi et d’examen du présent Programme. Les conclusions et recommandations du forum annuel du Conseil économique et social sur le financement du développement, convenues au niveau intergouvernemental, seront intégrées au processus de suivi et d’examen de la mise en œuvre du présent Programme réalisé lors du forum politique de haut niveau. 

87. Le forum politique de haut niveau, qui se réunira tous les quatre ans sous les auspices de l’Assemblée générale, fournira des orientations politiques de haut niveau sur le Programme et sa mise en œuvre, identifiera les progrès réalisés et les problèmes émergents, et mobilisera de nouvelles mesures pour accélérer la mise en œuvre. La prochaine réunion du forum politique de haut niveau organisée sous les auspices de l’Assemblée générale aura lieu en 2019, et marquera le début d’un nouveau cycle de réunions visant à maximiser la cohérence avec le processus d’examen quadriennal complet de la politique. 

88. Nous soulignons également l’importance de mener à bien, à l’échelle du système, un travail de planification stratégique, de mise en œuvre et de présentation de rapports, afin que le système des Nations Unies pour le développement apporte un soutien cohérent et intégré à la mise en œuvre du nouveau Programme. Les organes directeurs compétents devront prendre des mesures pour examiner ce soutien à la mise en œuvre et rendre compte des progrès réalisés ainsi que des obstacles existants. Nous saluons le dialogue que le Conseil économique et social maintient sur le positionnement à plus long terme du système des Nations Unies pour le développement et nous attendons avec intérêt l’occasion de prendre des mesures concernant ces questions, le cas échéant. 

89. Le forum politique de haut niveau soutiendra la participation aux processus de suivi et d’examen des principaux groupes et autres parties prenantes concernées, conformément à la résolution 67/290. Nous exhortons ces instances à rendre compte de leurs contributions à la mise en œuvre du Programme. 

90. Nous demandons au Secrétaire général, en consultation avec les États membres, d’établir un rapport, que l’Assemblée générale examinera lors de sa soixante-dixième session afin de préparer la réunion du forum politique de haut niveau qui se tiendra en 2016, indiquant les étapes fondamentales nécessaires pour mener à bien un processus cohérent, efficace et inclusif de suivi et d’examen au niveau mondial. Le rapport contiendra une proposition sur l’organisation des examens menés par les États qui auront lieu au forum politique de haut niveau sous les auspices du Conseil économique et social, y compris des recommandations sur des lignes directrices communes pour la présentation de rapports volontaires. Il clarifiera également les responsabilités institutionnelles et fournira des orientations sur les thèmes annuels, sur une série d’examens thématiques et sur les options pour la réalisation d’examens périodiques du forum politique de haut niveau. 

91. Nous réaffirmons notre engagement inébranlable à réaliser ce Programme et à l’utiliser au maximum pour transformer notre monde en un lieu meilleur d’ici à 2030. 

4e séance plénière, 25 septembre 2015.

Instruments mentionnés dans la section intitulée « Objectifs de développement durable et cibles » :

  • Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la Santé pour la lutte antitabac (Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2302, n° 41032).
  • Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030 (résolution 69/283, annexe II).
  • Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1834, n° 31363).
  • « L’avenir que nous voulons » (résolution 66/288, annexe).

Notes

  1. Résolution 217 A (III). 
  2. Résolution 55/2.
  3.  Résolution 60/1.
  4. Résolution 41/128, annexe.
  5. Rapport de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, Rio de Janeiro, 3-14 juin 1992, vol. I, Résolutions adoptées par la Conférence (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.93.I.8 et rectificatif), résolution 1, annexe I.
  6. Rapport de la Conférence internationale sur la population et le développement, Le Caire, 5-13 septembre 1994 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.95.XIII.18), chap. I, résolution 1, annexe.
  7. Rapport de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, Beijing, 4-15 septembre 1995 (publication des Nations Unies, numéro de vente : S.96.IV.13), chap. I, résolution 1, annexe II.
  8. Organisation mondiale de la Santé, document EB 136/8, annexes I et II.
  9. Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1771, n° 30822.
  10. Programme d’action d’Addis-Abeba issu de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement (Programme d’action d’Addis-Abeba), adopté par l’Assemblée générale le 27 juillet 2015 (résolution 69/313, annexe).
  11. Rapport de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés, Istanbul (Turquie), 9 au 13 mai 2011 (A/CONF.219/7), chap. I et II.
  12. Résolution 69/15, annexe.
  13. Résolution 69/137, annexe II.
  14. A/57/304, annexe. 
  15. Contenue dans le rapport du Groupe de travail à composition non limitée de l’Assemblée générale sur les objectifs de développement durable (A/68/970 et Corr.1 ; voir aussi A/68/970/Add.1 à 3).
  16. 6 Compte tenu des négociations en cours à l’Organisation mondiale du commerce, du Programme de Doha pour le développement et du mandat de la Déclaration ministérielle de Hong Kong.
  17. A/HRC/17/31, annexe. 
  18. Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1577, n° 27531. 
  19. A/C.2/56/7, annexe.